jeudi 10 novembre 2016

ALBANIE : béatification de 38 martyrs


AED_NUIT_DES_TEMOINS_2015 (86)Le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, a présidé samedi dernier 5 novembre, à la cathédrale Saint-Étienne de Shköder, en Albanie, la messe de béatification de 38 martyrs de la dictature communiste d’Enver Hoxha, président de l’Albanie durant 40 ans, de 1945 à 1985 .
Cette béatification des Serviteurs de Dieu, Vincenz Prennushi, archevêque franciscain de Durres et primat d’Albanie, mort sous la torture en 1949, et de ses 37 compagnons, tués entre 1945 et 1974, marque une étape importante dans la reconstruction spirituelle de ce pays des Balkans, qui a longtemps souffert d’un isolement extrême, et d’une dictature bien plus sévère encore à l’égard des religions que celles des autres nations d’Europe centrale et orientale, où les Églises parvinrent parfois à jouer, dans la mesure du faible espace de liberté qui leur restait, un rôle de contre-pouvoir.
Outre Mgr Prennushi, un autre évêque, Mgr Fran Gjini, des prêtres diocésains, des religieux franciscains et jésuites, un séminariste, une aspirante de 22 ans et trois laïcs figurent parmi les martyrs reconnus.
L’expérience tragique du totalitarisme athée
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un régime communiste fermé au monde s’est implanté en Albanie, proclamée en 1967 par Enver Hoxha «premier État athée du monde». En tant que Primat d’Albanie, Mgr Prennushi avait refusé à Hoxha de créer une Église albanaise distincte de Rome. Torturé, il est mort en prison en 1949. Au total, sept évêques, 111 prêtres, 10 séminaristes et 8 religieuses sont morts en détention ou ont été exécutés entre 1945 et 1985. Dans le même temps, 1820 lieux de culte catholiques, orthodoxes et musulmans ont été détruits. Les lieux de culte qui restaient ont été affectés à d’autres usages.
Lors de sa visite en Albanie en septembre 2014, le Pape François avait rendu hommage à la résistance catholique, visiblement ému par le témoignage d’une religieuse et d’un prêtre octogénaires ayant survécu à des décennies de persécutions. Pour l’occasion, il avait délaissé le texte préparé à l’avance pour confier sa consternation devant l’ampleur des persécutions antireligieuses sous le régime de Enver Hoxha. «Comment ont-ils pu résister ?», s’était-il interrogé à propos des martyrs.
Ce prêtre qui avait témoigné devant le Pape, le père Ernest Simoni, a passé près de nombreuses années en prison, et fut plusieurs fois condamné à mort. Aujourd’hui âgé de 88 ans, il sera créé cardinal lors du consistoire convoqué par le Pape François en clôture de l’Année sainte de la Miséricorde, le 19 novembre prochain.

http://www.aed-france.org/albanie-beatification-de-38-martyrs/

lundi 17 octobre 2016

Le pape rappelle l’importance de « l’œcuménisme du sang » - La Croix

Le pape rappelle l'importance de « l'œcuménisme du sang » - La Croix



Le pape François a reçu mercredi 12 octobre 2016 au Vatican les responsables des principales fédérations d'Églises chrétiennes dans le monde. / STRINGER/AFP
Recevant mercredi matin 12 octobre en audience les représentants des principales fédérations d'Églises chrétiennes dans le monde, le pape François est revenu sur sa vision de l'œcuménisme, soulignant encore une fois l'importance de « l'œcuménisme du sang ».
« Tant de fois nous pensons que le travail œcuménique est seulement celui des théologiens », a répété le pape pour qui, s'il est « important que les théologiens étudient, se mettent d'accord et expriment le désaccord », il ne faut pas oublier que « l'œcuménisme se fait en chemin ».
« Et ce chemin est simple : il se fait par la prière et l'aide aux autres », a continué le pape qui a expliqué « la charité envers le prochain, c'est déjà de l'œcuménisme, c'est déjà de l'unité. »

« Ils ont confessé le nom de Jésus »

Mais le pape, qui n'avait pas de texte préparé, a aussi insisté sur le thème qui lui est cher : « l'œcuménisme du sang ».
« Quand les terroristes ou les puissances mondiales persécutent les minorités chrétiennes ou les chrétiens, quand ils font cela, ils ne demandent : ''Mais es-tu luthérien ? Es-tu orthodoxe ? Es-tu catholique ? Es-tu réformé ? Es-tu pentecôtiste ? '' Non. ''Es-tu chrétien ?" Ils n'en connaissent qu'un : le chrétien. L'ennemi ne se trompe pas, il sait bien reconnaître où est Jésus », a insisté le pape.
François a aussi rendu hommage aux Coptes tués en Libye « en disant ''Jésus aide-moi !" » « Ils ont confessé le nom de Jésus », a insisté le pape.

> Lire aussi : L'État égyptien va construire une église à la mémoire des martyrs coptes

Le pape recevait la conférence des secrétaires des Communions mondiales chrétiennes, une rencontre annuelle des représentants des principales communions chrétiennes mondiales (Communion anglicane, Alliance mondiale baptiste, Fédération luthérienne mondiale, Conférence mondiale mennonite, Alliance mondiale des Églises réformées, Alliance évangélique mondiale, Conseil méthodiste mondiale…).
Des représentants des patriarcats orthodoxes y participent aussi, ainsi que le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.
Nicolas Senèze, à Rome


lundi 3 octobre 2016

Martyr, béatification, canonisation : ce que dit l'Église

Martyr, béatification, canonisation : ce que dit l'Église

Martyr, béatification, canonisation : ce que dit l'Église
Le père Jacques Hamel, Santo subito? Une procédure accélérée de béatification a été ouverte deux mois à peine après l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray par deux djihadistes.
• Qu'est-ce qu'une béatification?
La procédure officielle et centralisée de béatification n'est décidée qu'au XVIIIe siècle par le pape Paul V. Auparavant, la vénération populaire érigeait une personnalité à la sacralité sans forcément une approbation de l'Église. Mais suite aux abus et à la multiplicité des cultes locaux, la procédure fut progressivement codifiée. Elle a été simplifiée par Jean-Paul II en 1983 dans sa réforme de la constitution apostolique Divinus perfectionis Magister. Par l'acte de béatification, le pape décide que l'on peut rendre un culte public à une personne - laïque ou religieux - qui est alors désigné par l'église comme «Bienheureux» ou «Bienheureuse».
Il y a deux formes de procès en béatification: le martyre ou l'héroïcité des vertus. Dans le cas de l'héroïcité des vertus, il faut prouver l'existence d'au moins un miracle, examiné par un collège d'experts. Cependant, il n'est pas exigé de miracle lorsqu'il s'agit d'un martyr, ce qui sera probablement le cas du père Hamel.
Normalement, l'enquête romaine pour un procès en béatification est lancée par l'évêque du lieu où est mort le candidat à la béatification, seulement cinq ans après la mort de celui-ci. Exceptionnellement, cette durée peut être raccourcie. Ce fut le cas pour Jean-Paul II, dont le processus de canonisation fut lancé deux mois seulement après que la foule aie crié «Santo subito» le jour de sa mort. C'est le cas aussi pour mère Teresa, dont la demande de sainteté fut déposée avant le cinquième anniversaire de sa mort. C'est aussi cette procédure que le Vatican a décidé d'appliquer au père Hamel. Deux ans en général après son lancement, l'enquête recueillie par l'évêque est transmise à la Congrégation pour les causes des saints, organe du Vatican qui l'examine et la soumet à plusieurs théologiens et historiens. La béatification est ensuite décidée par décrêt pontifical, mais Benoit XVI a décidé que celles-ci ne devaient pas forcèment être présidées par le pape, et pouvaient être faites désormais dans les diocèses d'origine, en dehors de Rome.
• Qu'est-ce que la canonisation?
La béatification est une première étape indispensable vers la canonisation. Toutefois, on peut être béatifié sans être canonisé. Par la béatification, le culte est réservé à une cité, un diocèse, une famille spirituelle. Avec la canonisation, il est étendu à toute l'église universelle. Pour être canonisé, et entrer alors officiellement au catalogue des saints, il faut qu'un deuxième miracle soit reconnu, sauf, là encore, pour les martyrs.
• Qu'est-ce qu'un martyr pour l'Église catholique?
Martyr vient du grec martus, «témoin», littéralement «celui qui témoigne de sa foi». Le titre est cependant réservé par l'Église à ceux dont le témoignage a été jusqu'à donner leur vie par attachement à leur foi en Dieu, et qui ont été tués «par haine de la foi catholique». Les martyrs ne sont pas automatiquement saints, même si les premiers saints furent les chrétiens des premiers siècles qui préférèrent sous Rome mourir que renier leur foi.
Depuis, de nombreux martyrs ont été béatifiés ou canonisés en groupe simplement parce qu'ils ont été tués en raison de leur foi: c'est le cas des 191 martyrs de la Révolution française, parmi lesquels les prêtres massacrés en septembre 1792 béatifiés en 1926, mais aussi les 103 martyrs de Corée canonisés en 1984 ou les 25 martyrs Cristeros canonisés en 2000.
L'histoire du père Hamel n'est pas sans rappeler d'autres précédents de prêtres martyrs qui ont été béatifiés plus au moins rapidement: ce fut le cas de Thomas Becket, assassiné dans sa cathédrale de Canterbury en 1170 et canonisé seulement trois ans après, ou encore d'Oscar Romero tué dans son église à Salvador en 1980 parce qu'il défendait les paysans de son diocèse, et canonisé par le pape François en 2015.
• De plus en plus de béatifications
Il tend à y avoir de plus en plus de béatifications et de canonisations dans l'Eglise. Ainsi, le pape Jean-PaulII avait béatifié 1338 personnes et canonisés 482 saints. Le pape Benoit XVI a béatifié 869 bienheureux et canonisé 44 saints. Ces deux papes ont plus canonisé dans leurs deux pontificats que les cinq siècles les précédant. Quant au pape François, il est à ce jour le pape ayant canonisé le plus de personnes, avec 28 saints nommément désignés et un groupe de 800 martyrs. Il a béatifié 751 bienheureux.

Martyr, béatification, canonisation : ce que dit l'Église

Martyr, béatification, canonisation : ce que dit l'Église

Martyr, béatification, canonisation : ce que dit l'Église
Le père Jacques Hamel, Santo subito? Une procédure accélérée de béatification a été ouverte deux mois à peine après l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray par deux djihadistes.
• Qu'est-ce qu'une béatification?
La procédure officielle et centralisée de béatification n'est décidée qu'au XVIIIe siècle par le pape Paul V. Auparavant, la vénération populaire érigeait une personnalité à la sacralité sans forcément une approbation de l'Église. Mais suite aux abus et à la multiplicité des cultes locaux, la procédure fut progressivement codifiée. Elle a été simplifiée par Jean-Paul II en 1983 dans sa réforme de la constitution apostolique Divinus perfectionis Magister. Par l'acte de béatification, le pape décide que l'on peut rendre un culte public à une personne - laïque ou religieux - qui est alors désigné par l'église comme «Bienheureux» ou «Bienheureuse».
Il y a deux formes de procès en béatification: le martyre ou l'héroïcité des vertus. Dans le cas de l'héroïcité des vertus, il faut prouver l'existence d'au moins un miracle, examiné par un collège d'experts. Cependant, il n'est pas exigé de miracle lorsqu'il s'agit d'un martyr, ce qui sera probablement le cas du père Hamel.
Normalement, l'enquête romaine pour un procès en béatification est lancée par l'évêque du lieu où est mort le candidat à la béatification, seulement cinq ans après la mort de celui-ci. Exceptionnellement, cette durée peut être raccourcie. Ce fut le cas pour Jean-Paul II, dont le processus de canonisation fut lancé deux mois seulement après que la foule aie crié «Santo subito» le jour de sa mort. C'est le cas aussi pour mère Teresa, dont la demande de sainteté fut déposée avant le cinquième anniversaire de sa mort. C'est aussi cette procédure que le Vatican a décidé d'appliquer au père Hamel. Deux ans en général après son lancement, l'enquête recueillie par l'évêque est transmise à la Congrégation pour les causes des saints, organe du Vatican qui l'examine et la soumet à plusieurs théologiens et historiens. La béatification est ensuite décidée par décrêt pontifical, mais Benoit XVI a décidé que celles-ci ne devaient pas forcèment être présidées par le pape, et pouvaient être faites désormais dans les diocèses d'origine, en dehors de Rome.
• Qu'est-ce que la canonisation?
La béatification est une première étape indispensable vers la canonisation. Toutefois, on peut être béatifié sans être canonisé. Par la béatification, le culte est réservé à une cité, un diocèse, une famille spirituelle. Avec la canonisation, il est étendu à toute l'église universelle. Pour être canonisé, et entrer alors officiellement au catalogue des saints, il faut qu'un deuxième miracle soit reconnu, sauf, là encore, pour les martyrs.
• Qu'est-ce qu'un martyr pour l'Église catholique?
Martyr vient du grec martus, «témoin», littéralement «celui qui témoigne de sa foi». Le titre est cependant réservé par l'Église à ceux dont le témoignage a été jusqu'à donner leur vie par attachement à leur foi en Dieu, et qui ont été tués «par haine de la foi catholique». Les martyrs ne sont pas automatiquement saints, même si les premiers saints furent les chrétiens des premiers siècles qui préférèrent sous Rome mourir que renier leur foi.
Depuis, de nombreux martyrs ont été béatifiés ou canonisés en groupe simplement parce qu'ils ont été tués en raison de leur foi: c'est le cas des 191 martyrs de la Révolution française, parmi lesquels les prêtres massacrés en septembre 1792 béatifiés en 1926, mais aussi les 103 martyrs de Corée canonisés en 1984 ou les 25 martyrs Cristeros canonisés en 2000.
L'histoire du père Hamel n'est pas sans rappeler d'autres précédents de prêtres martyrs qui ont été béatifiés plus au moins rapidement: ce fut le cas de Thomas Becket, assassiné dans sa cathédrale de Canterbury en 1170 et canonisé seulement trois ans après, ou encore d'Oscar Romero tué dans son église à Salvador en 1980 parce qu'il défendait les paysans de son diocèse, et canonisé par le pape François en 2015.
• De plus en plus de béatifications
Il tend à y avoir de plus en plus de béatifications et de canonisations dans l'Eglise. Ainsi, le pape Jean-PaulII avait béatifié 1338 personnes et canonisés 482 saints. Le pape Benoit XVI a béatifié 869 bienheureux et canonisé 44 saints. Ces deux papes ont plus canonisé dans leurs deux pontificats que les cinq siècles les précédant. Quant au pape François, il est à ce jour le pape ayant canonisé le plus de personnes, avec 28 saints nommément désignés et un groupe de 800 martyrs. Il a béatifié 751 bienheureux.

استغاثة المسيحيين الـ 21 إلى يسوع قبل إعدامهم - في ليبيا شباط 2015


ليبيا/ أليتيا (aleteia.org/ar) تم تجنّب عرض استغاثة المسيحيين الـ 21 إلى يسوع قبل إعدامهم
في فبراير 2015، شهد العالم إعدام 21 مسيحياً قبطياً على أحد شواطئ ليبيا. وتحوّل الفيديو الذي أظهرهم وهم يسيرون مرتدين ثياباً برتقالية إلى رمز التعصب الديني لدى التنظيم الإرهابي “الدولة الإسلامية”.
كان عنوان الفيديو الذي نشره تنظيم الدولة الإسلامية يتضمن تهديداً: “رسالة موقّعة بدم أمّة الصليب”. ووفقاً للمحامية والناشطة في مجال حقوق الإنسان جاكلين إسحق، فإن القسم الأكبر من الفيديو لم يظهر في وسائل الإعلام.
فقد تم تلافي عرض اللحظات التي رفض فيها الضحايا اعتناق الإسلام. عندها، تلا بعض المسيحيين صلواتهم الأخيرة. وعندما كانوا على وشك الموت، صرخوا جميعاً بصوت واحد “يا ربي يسوع”، الابتهال الشائع بين المسيحيين المصريين.
أوضح وليد شعيبات، الخبير في الإرهاب ومؤلف الكتب المتعلقة به: “بمعنى آخر، مُنحوا خيار اعتناق الإسلام أو الموت. فرفضوا جميعاً ذلك لكونهم مؤمنين حتى الموت”.
خلال شهر سبتمبر، شاركت إسحق في لقاء عن “الدولة الإسلامية والأقليات الدينية” برعاية لجنة العلاقات الخارجية في الكونغرس الأميركي، حيث شُجبت صعوبة الحكم من أجل مواجهة ما يحدث في الشرق الأوسط كإبادة المسيحيين.
وأوضحت المحامية أنها كانت في مصر وزارت أقرباء 15 رجلاً من أولئك الذين قضوا في ليبيا. قالت لموقعCNS المسيحي: “تأثرت بإيمانهم. لكوني مسيحية، فكرت كيف سأكون لو كنت في ذلك الوضع. سمعت أهلهم يقولون: “شكراً لله. هم (أولادنا) اليوم في السماء””.
بدوره، أشار ناشط إلى قصة أحد المصريين الـ21 الذين ذهبوا إلى ليبيا المجاورة بحثاً عن عمل وتعرضوا للأسر والقتل على أيدي الجهاديين. قال أن الرجل طلب من زوجته قبل أيام من إعدامه أن تعلّم أولاده “عن الإيمان بيسوع المسيح”. وقالت زوجة هذا الرجل الذي لم يُكشف عن اسمه أنه كان يدرك خطورة الوضع وعدم إمكانية عودته حياً، لكن اهتمامه الرئيسي تمحور حول مستقبل الأولاد.
ذكرت المحامية إسحق أيضاً أنها كانت في العراق حيث يهتدي المزيد من الإيزيديين نتيجة الاضطهاد الذي يقاسونه. قالت: “هذا ما رأيته في العراق حيث وجدت جماعة إيزيدية كنيسة مسيحية وتلقت دعم الجميع ومُنحت المأوى والرعاية…(كما أن الأقليات) تناضل وتعطي كل ما لديها”.
من جهته، أعلن المرسل الليبي شهيد (اسم مستعار لدواع أمنية) لبرنامج Leading The Way المسيحي أنه عمّد مسلمين اهتدوا على الشاطئ الليبي عينه الذي أُعدم عليه المسيحيون الأقباط على أيدي جهاديي الدولة الإسلامية.

http://ar.aleteia.org/2016/10/03/%D9%85%D8%A7-%D9%84%D9%85-%D9%8A%D9%8F%D8%B4%D8%A7%D9%87%D9%8E%D8%AF-%D9%81%D9%8A-%D9%81%D9%8A%D8%AF%D9%8A%D9%88-%D8%A5%D8%B9%D8%AF%D8%A7%D9%85/

dimanche 2 octobre 2016

« Un hommage au P. Hamel et aux prêtres de sa génération » Recueilli par Alice Papin, le 29/09/2016 à 17h13 En à peine deux mois, Jan

En à peine deux mois, Jan de Volder, historien,titulaire de la chaire Cusanus « Religions, conflits et paix » à l’Université catholique de Louvain et membre de la communauté Sant’Egidio investie dans le dialogue interreligieux, a retracé la vie du P. Hamel, assassiné par deux djihadistes le26 juillet.

La Croix : Pourquoi avoir souhaité dans un laps de temps si court réaliser la biographie de ce prêtre de banlieue industrielle, au tempérament réservé ?
Jan de Volder : J’ai senti comme une urgence. Cet assassinat a suscité une émotion planétaire, mêlant tristesse et peur, mais aussi de nombreuses interrogations à propos du sens de ce martyre. J’avais donc envie de répondre à cette demande en écrivant un livre dont l’ambition est de mieux comprendre le P. Hamel, mais aussi de témoigner de la dignité exemplaire dont ont fait preuve l’Église et la communauté musulmane pour répondre à cette tragédie.
Qu’il s’agisse des témoins directs de l’attentat comme les religieuses présentes à la messe le 26 juillet, de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, ou même des jeunes alors réunis aux JMJ, tous affirmaient : « Ils veulent nous faire la guerre et on ne la fera pas. » Ce refus de répondre à la provocation par la violence, est une réaction évangélique, qui, selon moi, relève de l’esprit d’Assise et du concile Vatican II.
Quant à la proposition de la communauté musulmane de venir assister à des offices dans les églises, aux côtés des catholiques, il s’agissait d’une démarche originale et authentique. Comme une famille qui va visiter une autre famille se trouvant dans la douleur, en deuil.
Bien sûr, étant donné la courte durée de réalisation de ce travail, il ne s’agit pas d’une biographie classique qui s’appuie sur des documents écrits. Celle-ci s’appuie plutôt sur des sources orales.
Vous êtes parti à la rencontre des proches du P. Hamel, et des témoins directs du drame comme les sœurs Danièle Delafosse et Huguette Péron. Comment se sont déroulés ces entretiens ?
Jan de Volder : Lorsque je suis venu à Rouen, mi-août, ces personnes semblaient contentes de me parler et m’ont témoigné de la confiance. La première vague d’émotion était passée. Toutes ces radios, ces caméras, qui perturbent le travail de deuil, étaient parties. Les religieuses rentraient de vacances et le mari du couple, qui était aussi présent le jour de l’attentat à l’office, sortait de l’hôpital. Ces rencontres poignantes ont souligné la force de leur foi catholique. J’ai été impressionné par ces religieuses qui relatent un événement tout de même ahurissant, terrible, cruel sans émettre aucune haine.
Après toutes ces recherches, quel souvenir du P. Hamel souhaitez-vous garder en mémoire ?
Jan de Volder : La société française, pourtant laïque et sécularisée, a manifesté une énorme tendresse à l’égard de ce prêtre, peut-être parce qu’il était âgé. Moi-même, j’ai aussi de la considération pour ces curés qui officient dans les périphéries, urbaines et humaines comme dit le pape François, sans se faire valoir, dans une grande simplicité. Ils sont comme des arbres qui, ancrés dans la terre par leurs racines, évitent l’érosion sociale. On ne remarque leur présence silencieuse que lorsqu’ils ne sont plus là. Si des villes de banlieue parisienne ont explosé ces dernières années, c’est peut-être aussi à cause de l’absence de l’Église sur le terrain.
Ce qui m’a aussi touché, c’est de découvrir un prêtre qui comme beaucoup de sa génération, avait parfaitement épousé les orientations du concile Vatican II. Le P. Hamel prenait soin de célébrer la liturgie avec la communauté en chantant de sa plus belle voix et en préparant longuement ses prédications. Il participait aussi à des rencontres interreligieuses même s’il n’en était jamais le protagoniste. En soi, ce livre est autant un hommage au P. Hamel qu’aux autres prêtres de sa tranche d’âge amenés bientôt à disparaître.
Selon vous, quelles sont les conséquences du retour de cette figure du martyr dans l’horizon chrétien ?
Jan de Volder : Faisant partie de la communauté Sant’Egidio, j’ai croisé la route, à Bruxelles, du P. Christian de Chergé, prieur du monastère de Tibhirine, en Algérie, devenu aussi un martyr. Alors que j’étais à Alep, en 2004, j’ai rencontré également Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe aujourd’hui porté disparu. Ce dernier a été enlevé. Bien qu’en Orient la figure du martyr existe depuis longtemps, en Occident, il nous faut encore du temps pour prendre en compte cette réalité pourtant toujours forte et quotidienne. La Syrie ou le Nigeria nous semblent loin.
Aujourd’hui, il est important de réfléchir au sens du martyre, qui a été quelque peu détourné par l’arrivée de Daech et des djihadistes. Un chrétien ne cherche pas à devenir un martyr tout en sachant que cela peut subvenir. Chez nous, un martyr c’est une personne qui témoigne du Christ, mort sur la Croix. C’est un disciple qui va suivre son maître au sein du grand mystère chrétien qui rend l’amour plus fort que la mort.
Recueilli par Alice Papin

http://www.la-croix.com/Religion/France/Un-hommage-au-P-Hamel-et-aux-pretres-de-sa-generation-2016-09-29-1200792665

mardi 13 septembre 2016

Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde : un état des lieux terrifiant des meurtres et persécutions

La religion chrétienne est aujourd’hui la plus menacée au monde. 150 à 200 millions de chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes) sont discriminés ou persécutés à travers la planète. Plus qu’une question de liberté religieuse, cette hostilité grandissante compromet l’existence même d’une civilisation et de ses valeurs. Extrait de "Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde", publié chez XO éditions (1/2).
Pour étayer notre thèse, voici quelques vignettes e xemplaires du type de pressions auxquelles les chrétiens sont sou mis aujourd’hui en di$érents points de la planète. 
  • À Bagdad, en Irak, des islamistes ont fait irruptio n dans la cathédrale syriaque d’obédience catholique Notre-Da me-du- Sauveur le 31 octobre 2010, tuant les deux prêtres qui célébraient la messe et laissant derrière eux un total de 58 morts. Tout choquant qu’il fût, cet attentat était loin d’être le premier. 40 des 65 églises chrétiennes de Bagdad ont été bombardées au moins une fois depuis le début de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003. Cette campagne d’intimidation et de violen ce a eu des effets dévastateurs sur la communauté chrétienne d’Irak.
  • Lors de la première guerre du Golfe, en 1991, l’Irak comptait au moins un million et demi de chrétiens. Aujourd’hui, on estime qu’ils sont tout au plus 500 000, même si de nombreux observateurs considèrent comme beaucoup plus réaliste le nombre de 150 000.
  • Orissa, l’État du nord-est de l’Inde, a été le théâtre du pogrom antichrétien le plus violent de ce début de 667e siècle. En 2008, une suite d’émeutes a entraîné la mort de 500 chrétiens, la plupart sous les coups de machettes de radicaux hindous ; des milliers de blessés et au moins 50 000 sans-abri ont été recensés. De nombreux chrétiens ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées préparés à la hâte ; certains y ont croupi plus de deux ans. On estime que, dans le même temps, 5 000 maisons de chré- tiens, et 350 églises et écoles ont été détruites. Durant ce temps de terreur, une sœur catholique, Sœur Meena Barwa, a été forcée à marcher dénudée dans la rue, battue et violée. La police, favorable aux radicaux, a découragé la sœur de porter plainte et refusé d’arrêter ses agresseurs. Le pogrom d’Orissa est l’acte le plus spectaculaire d’une vaste campagne de violences faites aux chrétiens en Inde. Une enquête réalisée par un juge de la Haute Cour de justice de l’État du Karnataka en mars 2010 a montré que les chrétiens de cette région avaient subi plus d’un millier d’attentats au cours des 500 derniers jours, soit une moyenne de deux par jour.
  • En Birmanie, des membres des groupes ethniques Chin et Karen, fortement chrétiens, sont considérés comme des dissidents par le régime et régulièrement emprisonnés, soumis à la torture, condamnés aux travaux forcés ou assassinés. En octobre 2010, l’armée birmane a lancé des raids héliportés sur les territoires nationaux où vivent des concentrations de chrétiens. Une source de la Force aérienne birmane a déclaré aux journalistes que la junte considérait ces régions comme des « zones noires » où les militaires avaient le droit d’attaquer et de tuer des cibles chrétiennes à vue. Malgré l’absence de chiffres précis, on estime que des milliers de chrétiens birmans ont été tués dans ce contexte.
  • Au Nigeria, le mouvement islamiste Boko Haram est considéré comme responsable de près de 3 000 morts depuis 2009, dont 800 pour la seule année 2012. Ce groupuscule s’est fait une spécialité de viser des chrétiens et leurs églises ; dans certains cas, ses membres semblent déterminés à chasser tous les chrétiens du pays. En décembre 2011, des porte-parole locaux de Boko Haram ont annoncé que tous les chrétiens des États de Yobe et de Borno, dans le nord du Nigeria, avaient trois jours pour partir. Cette décla- ration a été suivie d’une vague de bombardements d’églises les 5 et 6 janvier 2012 qui a entraîné la mort d’au moins 26 chrétiens et de deux campagnes de tirs où 8 chrétiens supplémentaires ont trouvé la mort. À la suite de ces tueries, des centaines de chrétiens ont fui la région, et bon nombre d’entre eux vivent depuis lors dans des camps pour personnes déplacées. On estime qu’au moins 15 chrétiens ont été égorgés par des agresseurs Boko Haram à la Noël 2012.
  • La Corée du Nord est, de l’avis général, considérée comme un des pays au monde où il est le plus dangereux d’être chrétien. On estime qu’environ un quart des 200 000 à 400 000 chrétiens y vivent dans des camps de travaux forcés pour avoir refusé de célébrer le culte du leader Kim Il-sung. L’idéologie antichrétienne y est si forte que même les citoyens nord-coréens dont les grands-parents étaient chrétiens n’ont pas accès aux emplois les plus importants – cette mesure est d’autant plus absurde que la mère de Kim Il-sung elle-même était diaconesse presbytérienne. Depuis l ’armistice de 1953 qui a entériné la partition de la péninsule coréenne, quelque 300 000 chrétiens nord-coréens ont tout simplement disparu et sont supposés morts.

Pour entrer ces données disparates dans un cadre statistique, signalons que le Pew Forum on Religion and Public Life de Washing- ton D.C. a rapporté en 2012 que les chrétiens étaient victimes de l’une ou l’autre forme de harcèlement, avec ou sans l’appui des lois, dans 139 pays, soit dans près des trois quarts des sociétés humaines. C’est le groupe confessionnel le plus touché, même si les fidèles d’autres religions subissent eux aussi des menaces dans de nombreux endroits du monde. En septembre 2009, le président de la Société internationale pour les droits de l’homme, Martin Lessenthin, a estimé que 80 % des actes de persécution religieuse perpétrés dans le monde visaient des chrétiens. Dans une étude réalisée en 2011, le consortium américain START (National Conso rtium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism) a montré que le nombre d’actes terroristes perpétrés à l’encontre de chrétiens dans le monde avait connu une progression de 309 % de 2003 à 2010. Dans son rapport de 2012, la commission américaine sur les libertés religieuses dans le monde a identifié 16 pays où des actes « haineux et systématiques » sont posés à l’encontre des libertés religieuses, notamment la torture, la détention et le meurtre. Si de nombreuses communautés religieuses sont touchées par cette violence, une seule l’est dans l’ensemble de ces 16 pays : la communauté chrétienne.

On sait qu’il est difficile de récolter des chiffres précis sur le nombre de chrétiens qui sont soumis à des persécutions religieuses, d’un côté parce qu’il est malaisé de dépêcher des observateurs indépendants dans de nombreux endroits où la répression est intense, de l’autre parce que les parties en présence ont intérêt soit à gonffler les statistiques, soit à les minimiser. Todd Johnson , du Center for the Study of Global Christianity, au Gordon-Conwell Theological Seminary à South Hamilton, dans l’État du Massachusetts, considère qu’une moyenne de 100 000 chrétiens ont été tués pour des motifs religieux chaque année au cours de la dernière décennie. D’autres experts pensent que cette estimation est excessive. Selon le sociologue et théologien allemand Tomas Schirrmacher, il serait plus réaliste de parler de 7 000 chrétiens tués chaque année, un nombre consiéré comme « plausible » dans l’ouvrage de Rodney Stark et Katie Corcoran publié en 2014, Religious Hostility. Notons que l’estimation la plus haute porterait le nombre de martyrs chrétiens à un par heure et l’estimation la plus basse à un par jour. Quels que soient les chiffres réels, il ne fait aucun doute que la communauté chrétienne est aujourd’hui celle qui fait l’objet du plus grand nombre de persécutions.

Loin de nous l’envie de minimiser les menaces faites aux autres communautés religieuses : les chrétiens n’ont pas le monopole de la souffrance. Notre intention n’est pas non plus de marquer des points dans les débats politiques qui agitent l’espace occidental. En toute logique, le fait que les chrétiens fournissent des martyrs à un rythme sans précédent ne peut avoir aucune incidence sur les débats controversés d’aujourd’hui, comme la question de la couverture de la contraception que l’administration Obama impose aux employeurs privés, y compris aux groupements religieux, dans le cadre de la réforme du système de santé. En effet, la réaction la plus cynique qu’on puisse imaginer à la situation des chrétiens dans le monde serait de transformer leur agonie en un trope rhétorique. Si la défense des chrétiens dont la vie est en dang er doit accéder au rang de première priorité en termes de droits de l’homme, la compréhension des réalités de terrain ne doit être biaisée par aucun préjugé d’ordre politique ou religieux.

Les aléas de la guerre faite aux chrétiens varient ; dans leur forme extrême, il s’agit de purification religieuse destinée à les effacer purement et simplement de certaines parties de la carte. Prenons l’exemple du sud-est de la Turquie, une zone frontalière avec la Syrie qui se trouve actuellement sous contrôle kurde. Au début du 66 e siècle, on y observait une communauté Florissante de 500 000 chrétiens araméens qui maintenaient en vie la langue supposée parlée par le Christ. À la fin du siècle, la population araméenne chrétienne ne comptait plus que 2 500 personnes, et de nombreux observateurs pensent que son éradication totale est imminente. La plupart des chrétiens araméens ont fui les persécut ions violentes et la pression quotidienne de la discrimination légale ou de fait, et vivent désormais dans la diaspora.

Nura Ardin, quatre-vingt-cinq ans, est l’un de ces Araméens en exil. Il a récemment déclaré à deux journalistes italiens que sa famille était restée dans la région tant que l’aîné de ses fils était en vie, car celui-ci avait promis à l’évêque local d’y séjourner aussi longtemps que lui. Lorsqu’ils ont eu connaissance de cette promesse, des nationalistes turcs ont attaqué la maison de cette famille une nuit de 1986 et assassiné le fils aîné. En réaction, le reste de la famille a décidé de partir.

Lorsqu’on traverse les villes et les villages fantô mes du sud-est de la Turquie, ainsi que ses monastères et ses églises à l’abandon, on a le sentiment que la guerre faite aux chrétiens est pratiquement gagnée.

Extrait de "Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde", publié chez XO éditions, de Andrea Riccardi, Jean-Michel Di Falco, Timothy Radcliffe, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde

Ouvrage coordonné par Samuel Lieven
Les chrétiens : une civilisation en péril ?

UN LIVRE ÉVÉNEMENT – UNE LECTURE PASSIONNANTE

  • L’état des lieux terrifiant des menaces qui pèsent sur les chrétiens au Proche-Orient, en Afrique, en Asie, en Amérique Latine.
  • Un tour du monde inédit pour apprendre, à travers la présence chrétienne, l’histoire et les réalités politique et religieuse de plus de 35 pays.
  • Des analyses d’experts mais aussi des reportages et des témoignages poignants pour prendre la mesure des drames vécus par les chrétiens.
Pour la première fois, un livre dresse un tableau complet  des persécutions subies par les chrétiens dans le monde
La religion chrétienne est aujourd’hui la plus menacée au monde.  150 à 200 millions de chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes) sont discriminés ou persécutés à travers la planète. Au Proche-Orient, en Afrique subsaharienne, en Asie, les chrétiens sont la cible de groupes armés et d’organisations terroristes. Ils subissent aussi des pressions sociales et des répressions d’appareils d’État. Surveillance, intimidations, assassinats, « épuration religieuse » comme en Irak sur le territoire de l’État islamique : la condition des chrétiens provoque une inquiétude de plus en plus forte dans la communauté internationale.
Plus qu’une question de liberté religieuse, cette hostilité grandissante compromet l’existence même d’une civilisation et de ses valeurs. Le sort des chrétiens interpelle non seulement les croyants, mais aussi les non-croyants, les intellectuels, les gouvernements et les organisations non-gouvernementales.
Plus de 70 témoignages, reportages et analyses d’experts de 17 nationalités
Dirigé par le français Jean-Michel di Falco, le britannique Timothy Radcliffe et l’italien Andrea Riccardi, le Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, coordonné par Samuel Lieven, regroupe les contributions des plus grands experts mondiaux : historiens, journalistes, observateurs, représentants d’oNG et personnalités religieuses. 
 
Un livre indispensable pour savoir et comprendre

© Bruno Levy – Conférence de presse – 23 octobre 2014
« Derrière les chiffres, on l’oublie parfois, se cachent des vies humaines, des histoires singulières, des visages, des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards. Derrière les chiffres, ce sont des persécuteurs et des persécutés, des bourreaux et des victimes. » J-M Di Falco
« Une vérité scandaleuse réside au cœur du christianisme : Jésus a embrassé la mort que lui réservait des hommes violents, et de là est né un fruit d’une gratuité absolue, une nouvelle alliance de paix. Les chrétiens doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour résister aux violences de la mondialisation. » Timothy Radcliffe
« Le chrétien n’est pas idéologique (…) son humanité et sa liberté font de lui un témoin à charge contre l’idéologie ou le pouvoir arbitraire. C’est pour cette raison qu’on l’éloigne, qu’on le fait taire, qu’on l’élimine brutalement. » Andrea Riccardi
LA PRESSE EN PARLE
« Ce tour du monde est magistral. » Le Figaro, Jean-Marie Guénois Lire l’article complet
« Un livre qui fera date. » Le Monde des Religions, Fabien Leone
« Un document exceptionnel. » Le Point, Sébastien Le Fol Lire l’article complet
« Un coup de projecteur inédit sur les discriminations contre les chrétiens dans le monde », La Croix, Anne-Bénédicte Hoffner Lire l’article complet
« Un précieux état des lieux de la chrétienté dans le monde, avec force témoignages, reportages et des analyses. » Ouest FranceLaurent Marchand
« Un triptyque équilibré entre témoignages reportages et analyses » Ouest France, François Vercelletto Lire l’article complet
« Un tableau inédit et complet des persécutions subies par les chrétiens sur la planète. » Midi Libre Lire l’article complet
« Un livre très attendu »  Radio ClassiqueÉcouter l’émission
« État des lieux exhaustif », RFIÉcouter l’émission
« Un pavé qui a l’ambition de faire savoir, comprendre et réagir aux menaces qui pèsent sur les chrétiens dans le monde. » 24h, Xavier Alonso Lire l’article complet
Retrouvez la tribune de J-M Di Falco dans le JDD
Radio Notre-Dame,Élodie Dambricourt, Écouter l’émission