Les 20 et 21 juin 2016, l’ECLJ fit deux présentations devant le Conseil des droits de l'homme, aux Nations Unies (ONU), pour défendre les chrétiens persécutés par "l’État islamique" ainsi que pour dénoncer les mariages forcés des jeunes filles au Kenya.
Ces interventions orales font suite à nos courriers adressés aux États membres du Conseil ainsi qu'à nos déclarations écrites déposées à l’ONU.
Nous y demandons aux États de respecter leurs obligations internationales et de reconnaître que les atrocités commises par l’"État islamique" contre les chrétiens et d'autres minorités constituent un génocide au sens du droit international.
Nous y demandons aux États de respecter leurs obligations internationales et de reconnaître que les atrocités commises par l’"État islamique" contre les chrétiens et d'autres minorités constituent un génocide au sens du droit international.
La Commission d'enquête des Nations Unies sur la Syrie vient de publier un rapport reconnaissant que l’"État islamique" commet un génocide contre les Yézidis, mais non pas contre les chrétiens et d'autres minorités.
Expliquant sa décision d'exclure les chrétiens de leur déclaration, la Commission écrit :
Expliquant sa décision d'exclure les chrétiens de leur déclaration, la Commission écrit :
Même si les communautés chrétiennes qui vivent encore dans le territoire contrôlé par l’État islamique ont une existence difficile et souvent précaire, sont considérés avec suspicion, et sont vulnérables face à des attaques si l’État islamique considère qu’ils demandent protection auprès de forces non-alignées, leur droit d’exister en tant que chrétiens au sein de tout l’État islamique, quelle que soit l’époque, est reconnu, tant qu’ils paient l’impôt nommé « djizîa ».
Dans son intervention, l'ECLJ a souligné que cet argument ne parvient pas à pleinement apprécier la manière dont l’impôt djizîa est utilisé contre les chrétiens, et ne prend pas la juste mesure de l’ampleur des menaces et persécutions auxquelles les chrétiens font face. L’"État islamique" a fait part de son intention spécifique de tuer tous les chrétiens s’ils ne se convertissent pas, ne paient pas la djizîa et refusent de partir. Payer la djizîa, fuir ou se convertir à l’Islam pour éviter la mort ne sont pas des alternatives valables, car nombreux sont les chrétiens qui, trop pauvres pour payer la taxe, n’ont d’autre choix que de fuir leur patrie, renier leur foi, ou mourir.
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