mardi 9 août 2016

La longue liste des martyrs chrétiens

Entre 2000 et 2015, 396 opérateurs pastoraux ont été assassinés dans le monde.

 Le père Jacques Hamel est le dernier d'une longue liste.

Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr
Le père Jacques Hamel est le premier prêtre assassiné en Europe en raison de sa religion depuis 1993. Cette année-là, Cosa Nostra avait armé le bras d'un sicaire pour abattre à Palerme le père Don Pugliese, coupable d'avoir dénoncé la mafia dans ses prêches. Pour le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, « un autre pas vers l'abysse a été commis ». « Attaquer un lieu de culte et son ministre alors qu'il célèbre une messe, qui est un acte de paix, est une lâcheté qui nous projette vers le néant. »
Le calvaire des chrétiens dans le monde ne cesse de progresser. Selon l'agence catholique Fides, entre 2000 et 2015, 396 « opérateurs pastoraux chrétiens » – prêtres, religieuses ou laïcs impliqués dans la vie pastorale –, dont 5 évêques, ont été assassinés. En 2015, 13 l'ont été en Amérique, 5 en Afrique, 7 en Asie et 2 en Europe. Fides ne distingue pas les crimes religieux de ceux qui semblent crapuleux. « Mourir sous les balles d'un voleur lorsqu'on a choisi de porter l'évangile dans un pays de grande pauvreté où la violence est quotidienne, c'est mourir en témoin de la foi », explique un responsable de l'agence. Reste que, depuis une vingtaine d'années, le fondamentalisme islamique a multiplié les attaques contre les ecclésiastiques.

La longue liste des martyrs chrétiens

En 1996, le GIA (Groupe islamique armé) a enlevé et exécuté à Tibhirine, en Algérie, sept moines français. Le plus jeune avait 52 ans, le plus âgé 80. En 2006, le père Andrea Santoro est assassiné dans son église de Trebisonda, en Turquie, aux cris de « Allah Akbar ». Deux ans plus tard, le missionnaire Jesus Reynaldo Roda tombe aux Philippines sous les balles du groupe terroriste Abu Sayyaf. En 2008 également, l'évêque Luigi Pavese, vicaire apostolique d'Anatolie, est poignardé à mort à Iskenderun, en Turquie, par son chauffeur, un islamiste. François Murad, prêtre syrien, est assassiné en 2013 à Ghassanieh, au nord de la Syrie, par les hommes du groupe djihadiste Jabhat al-Nosra. Le même groupe qui a décapité en 2014 le prêtre hollandais Frans van der Lugt dans le monastère de Homs, où il était le seul Européen à avoir refusé de quitter la ville. On est sans nouvelles du père Dall'Oglio, enlevé à Raqqa en 2013 par un groupe proche d'Al-Qaïda, et les espoirs de le revoir vivant sont désormais nuls. En avril 2014, dans le nord de la Centrafrique, le prêtre Christ Forman Wilibona est criblé de six balles par, semble-t-il, des mercenaires de l'ancien groupe rebelle musulman Sekela. Jacques Hamel est le dernier sur cette liste des martyrs chrétiens.
Le pape François est-il en danger ? Les services de sécurité du Vatican assurent qu'il n'existe aucune menace particulière sur le souverain pontife. De toute façon, le pape argentin a déjà fait savoir qu'il n'entendait pas exercer son ministère coupé des fidèles. Et c'est dans sa Ford Focus, aux vitres teintées mais non blindées, qu'il s'est rendu hier dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure de Rome pour prier à la mémoire de Jacques Hamel.

http://www.lepoint.fr/societe/la-longue-liste-des-martyrs-chretiens-27-07-2016-2057421_23.php?M_BT=630295570442&m_i=Za5BKNmQaQhQzahbfqec1nLBL7DIuYqu5tQYF421LHZkiBBeikAKHxv2P1rqPvFxEoLfaAqudovlqns3cyeC6BgVCccrZf#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20160728

jeudi 4 août 2016

« Va-t’en, Satan ! », le testament spirituel du Père Hamel - France Catholique

« Va-t'en, Satan ! », le testament spirituel du Père Hamel - France Catholique

« Va-t'en, Satan ! », le testament spirituel du Père Hamel

« Va-t'en, Satan ! » : ce sont les derniers mots que le Père Jacques Hamel, martyr dans sa propre église, a prononcé avant de mourir. Martyr, c'est-à-dire témoin jusqu'à donner sa vie, assassiné à 85 ans par deux jeunes dévoyés de 19 ans basculant dans le Djihad islamiste. Poignardé dans sa paroisse de Saint-Etienne du Rouvray, à deux pas de Rouen. Dans une église qui porte le nom du premier martyr. Ce refus du mal et de la haine, ce prêtre au dévouement total l'a exprimé avec la force morale et spirituelle immense d'un homme sans armes exposé aux coups de couteau de la violence sauvage.

Le Père Hamel est resté fidèle à la logique de toute sa vie d'homme de paix : pendant la guerre d'Algérie, très jeune, il avait décliné la proposition de devenir officier, pour être sûr de pouvoir pratiquer intégralement le commandement divin « Tu ne tueras pas ». Ces dernières années, très âgé, tout en poursuivant son sacerdoce, il s'était impliqué dans des démarches de proximité fraternelle avec des musulmans vivant près de sa paroisse.

Mardi, lors des obsèques solennelles de ce prêtre, à la cathédrale de Rouen, une étole rouge était posée sur une grande croix en bois : « le rouge du sang, le rouge de l'Esprit Saint, le rouge du martyre », a expliqué l'archevêque de la cité normande où autrefois, Jeanne d'Arc a rendu son âme à Dieu, en invoquant le nom de Jésus jusque dans les flammes du supplice. Cette semaine, dans la continuité de l'Eglise souffrante, c'est encore Jésus qu'on a invoqué après la mort du Père Hamel : à l'intention de ceux qui sont tentés par l'aventure criminelle et meurtrière du Djihad, l'archevêque de Rouen, parlant de « violence diabolique », a dit à la cathédrale : « Nous prions pour vous, nous prions Jésus qui guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du mal ». Que chacun trouve en soi la force de dire non à l'esprit de Caïn. Et donc de refuser ce pouvoir destructeur de Satan. Un idéal de vie si simple, et parfois si difficile, dans ce monde malade…



JTK

mardi 2 août 2016

Le martyre des chrétiens - GARRIGUES ET SENTIERS 30/7/216

Le martyre des chrétiens - GARRIGUES ET SENTIERS

Le martyre des chrétiens

Un nouvel « attentat », bien différent de tous les précédents. Un prêtre assassiné pendant l'office. Ce sont donc les Chrétiens, en tant que tels, qui sont visés, on comprend l'émoi.

« Le serviteur n'est pas plus grand que son maître ;
s'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi »

(Jean 15,20)

Une première remarque s'impose : s'agit-il de terrorisme ? DAECH l'a-t-il commandité ? Il semble qu'on va un peu vite en besogne. Voici deux jeunes gens de nos villes, intoxiqués par une propagande islamiste radicale, qui décident d'assassiner un prêtre, et ils ont choisi une petite ville et un office avec une assistance de cinq personnes ! Étonnant.
Criminalité, oui, mais terrorisme ? Évidemment DAECH revendique, cela fait partie de sa stratégie, mais sérieusement pense-t-on que c'était commandité ? Simplement cette organisation criminelle (le terrorisme fait partie de son fond de commerce, et aussi bien d'autres activités criminelles) appelle tous et toutes à assassiner, elle peut donc tous les récupérer. Il serait temps de savoir ce qu'est le terrorisme avant de déclarer terroriste tout crime attribué à des musulmans islamistes.

Des crimes contre des Chrétiens, il y en a malheureusement beaucoup (en particulier au Moyen Orient, en Égypte). Ils semblent fondés sur la notion de « terre d'Islam » (en ignorant que les racines du Christianisme sont sur ces terres !), le christianisme serait donc interdit sur la « terre d'Islam ». Cette notion est évidement dangereuse, porteuse de tous les crimes et injustices possibles, insupportable dans notre monde. Elle fait écho à la « terre de chrétienté » qui n'est pas plus défendable. Et là, ces deux jeunes ont donc décidé d'éradiquer le christianisme de la « terre de chrétienté ». En ce sens ce crime ne peut se ramener à ceux qui se déroulent au Moyen Orient.
Ces crimes expriment la haine des Chrétiens. Comment les éviter ? Il semble (on ne peut être sûr de rien tant les raisons peuvent être diverses) qu'il s'agisse d'un crime religieux spécifique ; c'est donc en corrigeant la vision de leur religion de ces islamistes qu'on peut espérer stopper la contagion. C'est le travail des religieux musulmans. C'est aussi le travail de toutes les religions de proclamer qu'elles doivent se consacrer à la Paix et à l'ouverture aux autres. Les pouvoirs publics sont démunis, hors circuit.

Ce prêtre est un martyr, il a été tué pour sa foi, mais sans le savoir, on ne lui a pas donné le loisir de l'exprimer avant de le sacrifier. Notre vision des Martyrs était celle de personnes sommées de renoncer à leur foi pour être sauvées, là ce n'est pas le cas. Devant ces dangers, nous pouvons demander le renforcement des forces de police, célébrer sous la protection des mitraillettes... C'est le rôle des pouvoirs publics d'assurer une certaine sécurité, mais il y aura toujours des lieux dans lesquels le crime sera facile à exécuter.
Alors ?
Il semble que nous sommes appelés à témoigner notre foi, mais pas comme les martyrs de l'ancien temps, simplement en refusant de répondre par les armes au danger, en refusant de crier avec les loups, en continuant à aller prier ensemble, malgré le danger (qui n'est quand même pas aussi important que celui encouru par les Chrétiens de Rome sous Néron !). Nous espérons une protection des forces de l'ordre, nous n'allons pas provoquer des occasions de crimes, mais ce n'est pas sur les armes que notre foi se fonde.

Ce n'est pas par le Credo ou tout autre article de foi qu'il nous est demandé actuellement de témoigner, mais de notre attachement au Christ qui se manifeste par nos réactions devant ces crimes odieux.

C'est le moment de témoigner de la vérité de notre foi :
« Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité.
Quiconque est de la vérité écoute ma voix
 »
(Jean 18, 37)

Marc Durand
29 juillet 2016



JTK

jeudi 28 juillet 2016

Après la mort du P. Jacques Hamel, explications sur le martyre chrétien - La Croix

Après la mort du P. Jacques Hamel, explications sur le martyre chrétien - La Croix

Après la mort du P. Jacques Hamel, explications sur le martyre chrétien

Le père Jacques Hamel a été égorgé dans son église, mardi 26 juillet, lors d'une attaque terroriste revendiquée par Daech. L'occasion de revenir sur ce qu'est un martyr et de rappeler comment l'Eglise reconnait un martyre. Donner sa vie pour sa foi a de tout temps été considéré dans l'Église comme la voie par excellence vers la sainteté.

Jacques Hamel
ZOOM

Jacques Hamel / /Paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray

> Qu'est-ce qu'un martyr ?

Le mot martyr vient du grec martys, signifiant « témoin » : littéralement, le martyros est celui qui rend témoignage, selon l'appel de Jésus dans les Actes des Apôtres : « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

A lire : Qui était le P. Jacques Hamel, victime de Saint-Etienne-du-Rouvray ?

C'est dans l'Apocalypse que le mot commence à désigner ceux qui ont témoigné jusqu'au don de leur vie : « Je vis sous l'autel les âmes de ceux qui furent égorgés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu'ils avaient porté » (Ap 6, 9).

Pour cette raison, les premiers chrétiens vont considérer que ceux qui ont versé leur sang pour le Christ parvenaient directement à la béatitude céleste, même s'ils n'avaient pas été baptisés. Ce que les Pères de l'Église appelleront le « baptême de sang ». « Ne soyez pas surpris que j'appelle le martyre un baptême. Tout comme ceux qui sont baptisés sont lavés dans l'eau, de même ceux qui sont martyrisés sont lavés dans leur propre sang », expliquera plus tard saint Jean Chrysostome (Panégyrique de sainte Lucie).

Jusqu'au IIIe siècle, les martyrs sont alors aussi bien ceux qui ont souffert pour la foi que ceux qui sont morts pour elle. À partir du IVe siècle, alors que les persécutions contre l'Église déclinent, le mot désigne uniquement ceux qui ont été tués – on parlera de « confesseurs » pour ceux qui ont souffert au nom de leur foi – et dont le souvenir reste vivace.

> Comment l'Église reconnaît-elle le martyre ?

Pour l'Église, le fait de donner sa vie pour le Christ est la voie par excellence vers la sainteté. Dans les processus de béatification de l'Église catholique, la reconnaissance du martyre dispense d'ailleurs de celle d'un miracle.

L'Église mène donc une enquête rigoureuse sur la vie du futur bienheureux et son martyre. « La réputation de martyre est l'opinion répandue parmi les fidèles selon laquelle le Serviteur de Dieu a subi la mort pour la foi ou une vertu liée à la foi », résume l'instruction Sanctorum Mater publiée en 2007 par la Congrégation des causes des saints.

Subir la mort suppose donc une libre acceptation de celle-ci, mais pas de la rechercher. « Il n'y a pas lieu de féliciter ceux qui vont au-devant du martyre ; un tel zèle n'est pas évangélique », écrit l'auteur du Martyre de Polycarpe, dès le IIe siècle. « Chacun doit être prêt à confesser sa foi, mais personne ne doit courir au devant », ajoutera saint Cyprien de Carthage.

L'autre condition est que la cause de la mort doit être « la foi ou une vertu liée à la foi ». Il s'agit de la traduction actuelle de l'ancienne règle de l'Église selon laquelle le martyr devait avoir été « en haine de la foi ». S'il est « certes nécessaire de repérer des preuves irréfutables sur la disponibilité au martyre, écrivait Benoît XVI en 2006 à la Congrégation des causes des saints. Il est tout autant nécessaire qu'apparaisse directement ou indirectement, aussi d'une façon moralement certaine, la haine de la foi du persécuteur. » Or, soulignait-il, « les contextes culturels du martyre et les stratégies de la part du persécuteur, qui cherche toujours moins à mettre en évidence de façon explicite son aversion envers la foi chrétienne ou a un comportement connexe avec les vertus chrétiennes mais simule différentes raisons, par exemple de nature politique ou sociale, ont en revanche changé ».

Ainsi, Maximilien Kolbe (1894-1941), tué à Auschwitz en s'offrant à la place d'un père de famille, n'avait pas été béatifié comme martyr, en 1971 par Paul VI, mais sera canonisé comme tel par Jean-Paul II onze ans plus tard. De la même manière Edith Stein, carmélite déportée car d'origine juive, a été reconnue comme martyre. La récente béatification d'Oscar Romero ouvre aussi de nouvelles perspectives pour tous ceux qui ont été tués pour des raisons politiques, mais liées à leur engagement de foi.

En soulignant que le martyre peut avoir lieu à cause de « la foi ou une vertu liée à la foi », la Congrégation des causes des saints relève aussi d'autres formes de martyre. C'est ainsi que le P. Damien de Veuster, mort de la lèpre alors qu'il s'occupait des lépreux d'Hawaï a été proclamé « martyr de la charité » en 1995. De la même manière, l'Église reconnaît depuis les premiers siècles comme « martyres de la pureté » celles qui ont préféré la mort à la perte de leur vertu, comme sainte Maria Goretti (1890-1902) ou la bienheureuse Albertina Berkenbrock (1919-1931).

Saint Jacques conduit au supplice, Giovanni Battista Piazzetta, (165 x 138 cm), Venise, église San Stae. / / Electa/Leemage

Saint Jacques conduit au supplice, Giovanni Battista Piazzetta, (165 x 138 cm), Venise, église San Stae. / / Electa/Leemage

> Le XXe siècle, un siècle de martyrs ?

Avec la béatification de 740 martyrs, Jean-Paul II est celui qui a reconnu le plus de martyrs, talonné par Benoît XVI (726) et François (723), signe que, « au terme du IIe millénaire, l'Église est devenue à nouveau une Église de martyrs », écrivait le pape polonais en 1994 dans Tertio millennio adveniente, invitant les diocèses à « ne pas laisser perdre la mémoire de ceux qui ont subi le martyre ».

Mais le mouvement de reconnaissance des martyrs des Églises émergentes est en fait engagé depuis le milieu du XIXe siècle, prenant en compte la réapparition des persécutions de masse, notamment dans les pays de mission (Afrique et Asie). Si ses prédécesseurs avaient béatifié peu de martyrs, Pie IX en célébrera les premières béatifications de masse avec les martyrs du Japon. Léon XIII continuera le mouvement avec les martyrs de Chine et du Vietnam, tandis que Benoît XV béatifiera ceux d'Ouganda et Paul VI ceux de Corée.

Les arrière-pensées politiques ne sont d'ailleurs pas toujours absentes (ainsi la béatification des martyrs de la Révolution française par Pie X en délicatesse avec la République ou les martyrs de Chine par Pie XII, au moment de l'émergence de la République populaire). Avec Jean-Paul II, ce sont les martyrs des grands totalitarismes du XXe siècle – qu'il a lui-même vécus – qui vont commencer à être élevés sur les autels : ceux du nazisme ou du communisme. Un mouvement continué par Benoît XVI et François : le 5 juin dernier, ce sont quinze prêtres et laïcs exécutés ou morts d'épuisement entre 1954 et 1970 par la guérilla communiste du Laos qui ont vu leur martyre reconnu, tandis que, le 3 février, Rome faisait de même pour trois prêtres tués par la guérilla péruvienne du Sentier lumineux…

Après avoir longtemps mis en avant les catholiques tués par d'autres chrétiens (martyrs des guerres de religion sous Pie IX, de l'anglicanisme sous Léon XIII), l'Église est aussi attentive, depuis quelques années, à la dimension œcuménique du martyre. Ainsi pour les chrétiens du Moyen-Orient. « Dans certains pays, on tue les chrétiens parce qu'ils portent une croix ou possèdent une Bible, et on ne leur demande pas avant de les tuer s'ils sont anglicans, luthériens, catholiques ou orthodoxes », affirmait le pape François en décembre 2013 dans un entretien à La Stampa, évoquant un « œcuménisme du sang ».

> Lire aussi : La messe d'ouverture des JMJ dédiée au P. Jacques Hamel

Nicolas Seneze



JTK

jeudi 14 juillet 2016

عام 1743، تم إجبار رهبان الدير على اعتناق الإسلام من قبل الفرس،

العراق / أليتيا (aleteia.org/ar) ١٢/١/٢٠١٦– 
أكّدت صور الأقمار الإصطناعية تدمير الدير الأقدم في العراق من قبل جهاديي الدولة الإسلامية. دير القديس إيليا النبي يقع على هضبة في شمال الموصل ويعود بناؤه إلى القرن السادس. لكن بعد المعلّقين يقولون إنّ الدير تم تدميره فوراً بعد غزو داعش في أواخر 2014.
التاريخ المسيحي تم تدميره بشكل بربري، هذا ما قاله كاهن كاثوليكي في الموصل. هي محاولة صريحة لطردنا من العراق، القضاء علينا وإلغاء وجودنا من هذه الأرض. الأب بولس ثابت يعيش اليوم في اربيل الواقعة تحت الحكم الكردي.
دير ما إيليا، دير سرياني يعود بناؤه إلى الف وأربعمائة سنة عبرت، وكان يهتم بشؤونه رهبان كلدان.
عام 1743، تم إجبار رهبان الدير على اعتناق الإسلام من قبل الفرس، فرفض الرهبان فذبح 150 منهم.
ويقول أحمد ماهر مراسل بي بي سي العراق، انّنا فقط راينا هذا الدمار عبر الأقمار الاصطناعية لأنه معذّر علينا الدخول الى مناطق سيطرة داعش، ولم تنشر داعش أي فيديو يظهر تدميرها لهذا الدير.
أكثر من مئة ضريح وكنيسة ودير دمرتها داعش منذ دخولها الموصل.

mardi 12 juillet 2016

Actes des Martyrs d'Orient

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57075722/f10

vendredi 8 juillet 2016

حكم المرتد حسب الأزهر

حكم المرتد حسب الأزهر
كثيرون من شهداء المسيحية في ظل الحكم الاسلامي قضوا بموجب قانون حكم المرتد. 
منهم من يحاول بعد صدور الشرعة العالمية لحقوق الانسان التأكيد على حرية المعتقد بما فيه حرية تبديل الدين ، ولكن ما رأي المؤسسات الرسمية الاسلامية في هذه القضية ؟ 

حكم المرتد حسب الأزهر

 هذه المحاضرة لأحد مشايخ الأزهر ,والتي تعبر عن موقف هذه المؤسسة الدينية الرسمية  وأترك لقراء الموقع الكرام الحكم على هذه الآراء القيمة , والتي تظهر تشويه سماحة الدين الإسلامي .هذا الدين الذي يقول في كتابه الكريم . 


"لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّن&oacيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى لَا انْفِصَامَ لَهَا وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ"
 يبدأ سماحة الشيخ محاضرته بقوله ...المرتد على نوعين:

 نوع كتم كفره ورِدته ,و لا يُعلم عنه ما يخالف الإسلام .هذا لا علاقة لنا به ,ونحن لا نشق عن قلوب الناس ونتعامل بما ظهر منه ونكل سره إلى الله عز وجل.

 ونوع جَاهرَ بكفره وأظهر رِدته وبدأ يطالب بأن يوضع على بطاقته الشخصية بأنه مرتد هذا إنسان خرج عن نطاق الحرية الشخصية التي يكتمها إلى إطار العلنية في الكفر والفتنة في المجتمع فهذا الذي يقع تحت طائلة قانون العقوبات تلك العقوبات التي يتولاها القضاء ويحقق فيها ويتحرى عنها وعن دلائلها وبياناتها وشهودها.


 الذين ينكرون عقوبة الردة ,في الإسلام يُجّهلون الأمة الإسلامية على مدى أكثر من أربعة عشر قرناً. كون هؤلاء جميعا جهلاء لأنهم لم يفهموا أن الرِدة ليس فيها نص شرعي.
مع أن دلائل القرآن والسنة قائمة وواضحة وصريحة على عقوبة الردة ....عقوبة الردة ثبتت بالقرآن قبل أن تثبت بالسنة .
 وأعطيكم بعض النماذج.

قال الله تعالى "لَئِنْ لَمْ يَنْتَهِ الْمُنَافِقُونَ وَالَّذِينَ فِي قُلُوبِهِمْ مَرَضٌ وَالْمُرْجِفُونَ فِي الْمَدِينَةِ لَنُغْرِيَنَّكَ بِهِمْ ثُمَّ لَا يُجَاوِرُونَكَ فِيهَا إِلَّا قَلِيلًا
 من هم هؤلاء ...هم المرتدون ....المنافقون .المنافقون مرتدون ....الذين في قلوبهم مرض هم مرتدون...المرجفون في المدينة ......مرتدون.

فهؤلاء مرتدون كانوا يظهرون الإسلام ويبطنون الكفر ,فربنا حكم عليهم وقال أينما ثقفوا أُخذوا وقتِّلوا تقتيلاً. فهذه الآية صريحة في حكم قتل المرتدين , وهم المنافقون والذين في قلوبهم مرض , فهؤلاء يظهرون الإسلام ويبطنون الكفر. وكشف الله دواخل نفوسهم وحكم بتقتيلهم.
عندما نقرأ قول الله تعالى .
" يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ جَاهِدِ الْكُفَّارَ وَالْمُنَافِقِينَ وَاغْلُظْ عَلَيْهِمْ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَبِئْسَ المصير"
فمن هم المنافقون إلا المرتدون ..وما معنى أُغلظ عليهم إلا القتال والقتل.
الآية الكريمة التي يُستدل بها على حد الحرابة وهي قول الله تعالى .
 إِنَّمَا جَزَاءُ الَّذِينَ يُحَارِبُونَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَيَسْعَوْنَ فِي الْأَرْضِ فَسَادًا أَنْ يُقَتَّلُوا أَوْ يُصَلَّبُوا أَوْ تُقَطَّعَ أَيْدِيهِمْ وَأَرْجُلُهُمْ مِنْ خِلَافٍ أَوْ يُنْفَوْا مِنَ الْأَرْضِ ذَلِكَ لَهُمْ خِزْيٌ فِي الدُّنْيَا وَلَهُمْ فِي الْآخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٌ

"لماذا نقصر فهم الآية على سرقة الأموال وقتل الأنفس ,من الذي قصرها على هذا ..ما معنى المحاربة لله و لرسول الله والسعي في الأرض فساداً, إذا كان هناك اعتداء على الدين ,وخروج على الإسلام فأول ما تنطبق عليهم هذه الآية هم المرتدون,لأنهم يحاربون الله ورسوله , وهم يسعون في الأرض فساداً .الإسلام جاء للحفاظ على الضرورات الخمس

الدين- النفس- العقل- والمال- والنسل. لماذا نحينا الدين عن هذا الحكم ,وهو أولى أن يصان ,وأولى أن يُحمى عرينه ,إنما جزاء الذين يحاربون الله ورسوله, ويسعون في الأرض فساداً أن يقتلوا ,أو يصلبوا أو تقطع أيديهم وأرجلهم من خلاف أو ينفوا من الأرض ,ذلك لهم خزي في الدنيا ولهم في الآخرة عذاب عظيم.
عندما نقرأ الآية الكريمة .
 يَحْلِفُونَ بِاللَّهِ مَا قَالُوا وَلَقَدْ قَالُوا كَلِمَةَ الْكُفْرِ وَكَفَرُوا بَعْدَ إِسْلَامِهِمْ وَهَمُّوا بِمَا لَمْ يَنَالُوا وَمَا نَقَمُوا إِلَّا أَنْ أَغْنَاهُمُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ مِنْ فَضْلِهِ فَإِنْ يَتُوبُوا يَكُ خَيْرًا لَهُمْ وَإِنْ يَتَوَلَّوْا يُعَذِّبْهُمُ اللَّهُ عَذَابًا أَلِيمًا فِي الدُّنْيَا وَالْآخِرَةِ وَمَا لَهُمْ فِي الْأَرْضِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَا نَصِيرٍ

 فهذه آية صريحة وواضحة وضوح الشمس في حكم المرتدين ,يحلفون بالله ما قالوا ,ولقد قالوا كلمة الكفر ,وكفروا بعد إسلامهم         وما نقموا إلا أن أغناهم الله ورسوله من فضله.

أيها الأخوة أنا أكدت على آيات القرآن حتى أواجه أولئك الذين يرتعشون إسلامياً أو الذين ينكرون مشروعية حد الردة بالقرآن الكريم .
أما السنة فهي واضحة ...لا خلاف حولها.
"من بدل دينه فاقتلوه"وأيضاً
" لا يحل دم امرئ مسلم إلا بإحدى ثلاث  الثيب الزاني ,والنفس بالنفس  التارك لدينه المفارق للجماعة"
 وأحاديث كثيرة جداً أذكر منها حديثاً:                               

 .قال رسول الله (ص) "أذهب أنت يا أبو موسى إلى اليمن ,ثم اتبعه معاذ ابن جبل فلما قدم القي له وسادة .قال فإذا رجل مربوط موثق ..فقال ما هذا ..قالوا كان يهودياً فأسلم ,ثم تهود ... قال لا أجلس  حتى يقتل ...قضاء الله ورسوله قالها ثلاث مرات ثم أمر به فقتل"

هذا حديث صحيح في البخاري.
 أيضاً أن علي رضي الله عنه حرق قوماً ارتدوا عن الإسلام ,فبلغ ذلك ابن عباس,فقال لو كنت أنا لقتلتهم ,لقول رسول الله(ص) من بدل دينه فاقتلوه ,ولم أكن لأحرقهم لقول رسول الله لا تعذبوا بعذاب الله فبلغ ذلك علي قال صدق ابن عباس.


JTK