vendredi 6 octobre 2017

Appel des familles des « martyrs de Libye » au gouvernement égyptien à propos de la confirmation de la découverte des corps

EGYPTE - Appel des familles des « martyrs de Libye » au gouvernement égyptien à propos de la confirmation de la découverte des corps
 
Minya (Agence Fides) – Les familles des 21 coptes égorgés en Libye en 2015 par des djihadistes affiliés au prétendu « Etat islamique » ont adressé au Ministère des Affaires étrangères égyptien une requête urgente visant à obtenir la confirmation de la découverte des dépouilles mortelles de leurs chers disparus, annoncée le 28 septembre dernier par le Procureur général libyen, Al Sadiq al Sour (voir Fides 29/09/2017). Dans le message repris par les moyens de communication locaux, les familles des victimes du massacre expriment la crainte que quelqu’un puisse jouer avec les sentiments les plus intimes des personnes dans le seul but d’obtenir un effet d’annonce et d’attirer l’attention des moyens de communication, mortifiant le désirs des familles des victimes de pouvoir enterrer et honorer de manière dignes leurs êtres chers.
Le 28 septembre, le Procureur général libyen avait annoncé, dans le cadre d’une conférence de presse, l’identification du lieu où se trouvaient ensevelis les dépouilles mortelles des 21 coptes égorgés par des djihadistes en février 2015. Depuis ce moment – peut-on lire dans l’appel adressé par les familles des martyrs au gouvernement – « tous ont commencé à prier en demandant à ce que les corps des martyrs puissent revenir bientôt en Egypte, au sein de leur Eglise, et qu’ils deviennent une bénédiction pour tout le pays ». Cependant, depuis cette date, aucun indice certain de cette découverte n’a été fourni par les autorités libyennes à leurs homologues égyptiennes. Dans les moyens de communication des deux pays, ont commencé à circuler une masse de suppositions et d’indiscrétions contradictoires, dont certaines démentaient l’annonce faite par le Procureur général libyen. Les familles des martyrs, dans leur appel, expriment le soupçon de voir leurs sentiments les plus profonds offensés par des jeux politiques obscurs et sans pitié.
En février 2015, le massacre de ces 21 coptes égyptiens avait été revendiqué par des djihadistes au travers de la diffusion en ligne d’une vidéo macabre retraçant les phases de la décapitation collective. Une semaine plus tard, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 personnes égorgées par le prétendu « Etat islamique » en Libye au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Eglise copte orthodoxe, établissant que leur mémoire sera célébrée le 15 février. (GV) (Agence Fides 06/10/2017)

mardi 25 avril 2017

الشهداء الجدد - البابا يقترح إمرأة من الشرق الاوسط

  الشهداء الجدد: البابا  يقترح أيقونة جديدة امرأة من الشرق الأوسط، 
وشهادة لأخت الأب هامل خلال الاحتفال بالشهداء
“إلامَ تحتاج الكنيسة اليوم؟ إلى قدّيسين من “الحياة الاعتيادية” وإلى من يتمتّعون بالشجاعة لتقبّل نعمة كونهم يشهدون لغاية النهاية، لغاية الموت”. هذا ما أعلنه البابا فرنسيس خلال “ليتورجيا الكلمة” في احتفال لذكرى “شهداء القرنين العشرين والواحد والعشرين الجدد”، بتاريخ 22 نيسان، في بازيليك القديس برتلماوس في جزيرة تيبيرينا في روما.
وبناء على ما ورد في مقال أعدّته آن كوريان من القسم الفرنسي في زينيت، قال الأب الأقدس في العظة التي ألقاها خلال الاحتفال مع جماعة “سانت إيجيديو” التي تُعنى بشؤون الكنيسة المذكورة منذ 1993 “إنّ الشهداء يعلّموننا أنّه بقوّة الحبّ واللطف، يمكننا أن نواجه الاعتداءات والعنف والحرب، ويمكننا أن نحقق السلام عبر الصبر”.
تجدر الإشارة هنا إلى أنّ البازيليك التي تقع في وسط تيبيرينا تضمّ نصباً لشهداء القرنين العشرين والواحد والعشرين الجدد منذ يوبيل العام 2000. أمّا في عام 2002، فقد تمّ وضع أيقونة كبيرة فوق المذبح، وهي أيقونة مكرّسة لهؤلاء الشهداء، تمّ اقتصاص محتواها من سفر الرؤيا.
في السياق عينه، كرّم الحبر الأعظم “الشهداء المخفيين، أي الرجال والنساء الأقوياء الذين يبحثون في الحياة اليومية عن مساعدة إخوة وأخوات لهم، وعن حبّ الله بلا حدود. ثمّ اقترح إضافة أيقونة جديدة لشهيدة، وهي امرأة من الشرق الأوسط، ذبحها إرهابيّون لرفضها رمي صليبها. “أرغب في إضافة أيقونة امرأة أجهل اسمها، لكنّها الآن تنظر إلينا من السماء. كنتُ في ليسبوس في نيسان 2016 عندما التقيت زوجها وأولادهما الثلاثة. قال لي زوجها: أنا مسلم وزوجتي كانت مسيحية. وصل إرهابيّون إلى بلدنا، ونظروا إلينا سائلين عن ديانتنا. رأوا صليبها وطلبوا إليها أن ترميه أرضاً لكنّها أبت، فنحروا عنقها أمام عينيّ. كنّا نحبّ بعضنا البعض كثيراً”.
وأضاف أسقف روما قائلاً: “إنّها الأيقونة التي أحضرها اليوم كهديّة إلى هنا”. كما وأنّه كرّم الزوج المسلم مضيفاً: “ذاك الرجل المسلم لم يعرف الحقد، بل حمل صليب الألم والتجأ إلى حبّ زوجته التي “تنعّمت” بالشهادة. أجهل إن كان الرجل ما زال في ليسبوس أو نجح في الخروج من المخيّم والذهاب إلى مكان آخر”، مطلقاً بذلك نداء لصالح اللاجئين وشاجباً واقعهم على أبواب أوروبا.
https://fr.zenit.org/articles/nouveaux-martyrs-le-pape-propose-une-nouvelle-icone-une-femme-du-moyen-orient/
https://ar.zenit.org/articles/%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%87%D8%AF%D8%A7%D8%A1-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D8%AF%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%A7%D8%A8%D8%A7-%D9%8A%D9%82%D8%AA%D8%B1%D8%AD-%D8%A3%D9%8A%D9%82%D9%88%D9%86%D8%A9-%D8%AC%D8%AF%D9%8A/

lundi 24 avril 2017

Maaloula pleure ses cinq nouveaux martyrs

http://www.christianophobie.fr/breves/maaloula-pleure-cinq-nouveaux-martyrs#.WP3jYUWGMmk


u sur le blogue italien Ora pro Siria
Depuis vendredi 21 avril, l’annonce est officielle : 5 [sur les 6] chrétiens enlevés à Maaloula, ont été retrouvés morts [leurs restes ont été retrouvés dans une grotte à Arsal, ville libanaise à la frontière de la Syrie]. Ils étaient otages du Front Al-Nosra depuis septembre 2013.
C’est le 7 septembre 2013 que la nuit est tombée en plein jour sur Maaloula […] Le groupe terroriste Al-Nosra (branche syrienne de Al-Qaïda) investit Maaloula […]
Mikhail, Antoun et Sarkis, trois habitants chrétiens, furent abattus sommairement d’une balle dans la tête, trahis par leurs voisins. Ce fut le prix à payer pour qui voulait demeurer fidèle à sa patrie et au Christ. Ce même jour, Ghassan, Jihad, Taef, Shadi, Daoud et Moussa furent enlevés […]
Sur les six, cinq ont été retrouvés… égorgés. Leur mort remonte à plus d’une année […]
Ghassan, 48 ans, travaillait dans une usine à Debess […] et avait trois enfants. Son frère, Moussa, âgé de 43 ans, celui dont le corps n’a pas été retrouvé, avait une boutique d’épices. Jihad, 48 ans, était maçon et son neveu Shadi (dont le père est l’un des trois premiers martyrs), étudiant à l’Université de Damas. Taef, 43 ans, était pâtissier. Daoud, 31 ans, était chauffeur du taxi [de Maaloula].
Nous vous invitons à unir vos prières aux nôtres et tout spécialement ce mardi 25 avril à l’occasion du retour des dépouilles au village pour leur inhumation.
Source : Ora pro Siria, 23 avril

معلولا ستقرع أجراسها لتستقبل جثامين شهداء الايمان المسيحي (تيلي لوميار)

Le Pape François rend hommage aux martyrs d'hier et d'aujourd'hui

(RV)22-4-2017- «L’Église est une Église de martyrs» a rappelé le Pape François dans la basilique de Saint-Barthélémy sur l’ile Tibérine, dans le centre de Rome. Le Saint-Père a présidé en effet ce samedi 22 avril dans l'après-midi une liturgie de la Parole en l’honneur des "nouveaux martyrs" des XXe et XXIe siècles.
C’est dans cette basilique, confiée à la communauté Sant'Egidio que reposent de nombreuses reliques, croix, bibles, bréviaires, lettres, ou objets personnels ayant appartenu à ces témoins de la foi, prêtres, évêques, laïcs, adultes ou enfants, de tous pays, de tous âges qui ont traversé les dernières décennies.
La cérémonie a commencé par des témoignages de proches de martyrs contemporains, comme celui de Karl Schneider, fils d’un pasteur tué par les nazis à Buchenwald ou de Roselyne, la sœur du père Jacques Hamel, assassiné en juillet 2016, dont le bréviaire repose dans l’église, et dont le procès en béatification vient d'être ouvert. 
Témoignage de la soeur du père Jacques Hamel
«Jacques était fort de sa joie dans l’Évangile, il a livré un témoignage pour le monde entier dont nous ne mesurons pas encore l’ampleur» a dit Roselyne Hamel. Le Pape, d'une voix grave a ensuite pris la parole. Vêtu d’une étole rouge, couleur du sang des martyrs, il a rappelé les paroles du Christ «N’ayez pas peur ! Le monde vous haïra mais sachez qu’avant vous il m’a haï».
«Combien de communautés chrétiennes sont aujourd’hui objet de persécutions !» a martelé François soulignant que l’Église avait besoin de martyrs et de saints de tous les jours. «Sans eux, l’Église ne peut aller de l’avant, ils sont les témoins qui portent en avant l’Église, ceux qui attestent que Jésus est ressuscité, qu’il est vivant, ils l’attestent avec la cohérence de leur vie et avec la force de l’Esprit Saint qu’ils ont reçu en don.»
Un héritage qui nous donne paix et unité
Faire mémoire de ces témoins de la foi et prier ici est aussi un grand don, a souligné le Saint-Père, qui est sorti de son texte pour évoquer avec émotion cette femme «qui nous regarde du ciel», une chrétienne dont il avait rencontré le mari lors de sa visite au camp de réfugiés de Lesbos en 2016. «Cet homme est musulman et sa femme, à qui ont a demandé d'enlever sa croix a été égorgée devant lui» s'est remémoré le Pape, rappelant que cet homme portait intérieurement la croix de la souffrance d'avoir perdu sa femme, mais ne manifestait aucune rancœur.
L’héritage vivant des martyrs nous donne paix et unité, a t-il poursuivi, «ils nous enseignent qu’avec la force de l’amour, avec la tendresse, on peut lutter contre l’intimidation, la violence, la guerre et on peut réaliser avec patience cette paix.»  Après avoir prononcé son homélie, le Pape s’est ensuite recueilli devant plusieurs reliques situées dans les chapelles latérales de cette a basilique, portant la mémoire des martyrs du génocide rwandais, de ceux du communisme, du nazisme, des mafias, des narcotrafiquants. Il a rencontré également dans une salle jouxtant la basilique des familles de réfugiés pris en charge par la communauté Sant'Egidio.
Nouvel appel pour les migrants
Après cette rencontre informelle et chaleureuse avec ces réfugiés, le Pape François s'est adressé à la foule rassemblée sur le parvis en ces termes : «Je vous remercie pour la présence et la prière en cette église des martyrs. Pensons à la cruauté, la cruauté qui aujourd'hui s'abat sur tellement de gens. Les gens qui arrivent en barques et ensuite restent là, dans des pays généreux comme la Grèce et l'Italie qui les accueillent», mais que les accords internationaux empêchent de circuler, a regretté le Pape.
«Si en Italie chaque commune accueillait deux migrants, il y aurait de la place pour tout le monde. Et que cette générosité du sud, de Lampedusa, de la Sicile, de Lesbos, puisse contaminer un peu le nord. C'est vrai : nous sommes une civilisation qui ne fait pas d'enfants, mais nous fermons aussi la porte aux migrants. Ceci s'appelle un suicide. Prions!», a exhorté le Pape, avant de se retirer.
http://fr.radiovaticana.va/news/2017/04/22/le_pape_fran%C3%A7ois_rend_hommage_aux_martyrs_dhier_et_daujourdhui/1307502

dimanche 23 avril 2017

LE MARTYRE DES CHRETIENS D’ORIENT : UN GENOCIDE OCCULTE

samedi 22 avril 2017par Michel Dantan
La civilisation chrétienne qui en Irak et en Syrie a essaimé bien avant que l’islam n’y fasse son apparition est-elle en passe de disparaître sous les violences que la barbarie islamique ne cesse de lui infliger ? Sur ces terres qui furent le berceau du christianisme le dernier acte d’un interminable processus historique d’épuration est-il en train de se jouer ? Le journaliste Frédéric Pons s’est rendu sur place pour donner la parole aux victimes de ce véritable holocauste. Les scènes de persécutions qui lui ont été rapportées témoignent du caractère apocalyptique de l’idéologie islamiste dont se réclament les hordes de massacreurs fanatisés de Daech et des groupes rebelles qui œuvrent à l’effacement du christianisme et des minorités en Irak et en Syrie. Dispersés dans des camps de réfugiés ou jetés sur les chemins de l’exile, les rescapés, riches ou pauvres, laïcs ou gens d’églises, tous disent se sentir abandonnés et avoir été sacrifiées sur l’autel d’intérêts sordides au profit de ceux des grandes puissances, restées sourdes à leurs appels à l’aide. Au grand désespoir des autorités religieuses, nombreux sont ceux qui estiment qu’un fossé infranchissable s’est creusé entre communautés et que toute forme de réconciliation est devenue impossible, expérience faite notamment de la versatilité des musulmans. D’autres au contraire qui mettent en avant la dette contractée avec les générations qui les ont précédés et qui malgré les conditions de dhimitude qui leur était imposée sont restés pour témoigner de la présence du Christ sur ces terres moyen orientales, sont convaincus qu’une fois la paix restaurée, leur avenir ne peut avoir d’autre horizon que celui de leur patrie. Dépositaires d’une histoire dont les origines se confondent avec l’avènement du christianisme, partir reviendrait pour beaucoup à rompre avec leurs racines mais aussi abandonner le monde musulman à ses démons. Alors rester est le choix qu’ils désirent faire, au nom de leur foi qu’ils ont chevillée à l’âme, mais avec aussi le soutient moral et matériel que par exemple de nombreuses paroisses françaises n’hésitent pas à leur apporter de même que l’auteur de l’ouvrage a pu constater sur place comment de jeunes catholiques y déployaient des trésors de générosité et de dévouement pour leur venir en aide notamment ceux les plus démunis. Occultée ou traitée de façon souvent trop factuelle ou lapidaire par des médias qui n’ont pas su ou voulu en prendre la mesure, le calvaire des chrétiens et des minorités en but à l’obscurantisme islamique qui s’est abattu sur l’Irak et la Syrie, nous est au fil des 357 pages de ce « Livre noir des persécutions », restitué dans toute son ampleur, celle que l’histoire retiendra comme le premier génocide du XXIE siècle.
Frédéric Pons : LE Martyre des Chrétiens d’Orient. Portraits et témoignages".

lundi 17 avril 2017

Fwd: [Agence Fides] Newsletter Fides del 12-04-2017



Envoyé de mon iPhone JTK 

Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 12 avril 2017 14:36:23 
Newsletter Fides del 12-04-2017

AFRIQUE/EGYPTE - Prise de position de l'Evêque copte catholique émérite de Gizeh sur l'état de la communauté copte après les massacres du Dimanche des Rameaux   Le Caire (Agence Fides) – Après les massacres de coptes orthodoxes, en Egypte se rouvrent des disputes et des polémiques y compris au sein de la communauté islamique. L'intellectuel Islam Buheiry, connu pour ses positions critiques envers le gouvernement et l'islam officiel, a de nouveau attaqué l'actuelle direction de l'Université islamique d'al-Azhar, l'accusant de tolérer au sein de ses programmes des enseignements et positions justifiant les violences à l'encontre des « infidèles ». Entre temps, le sous-secrétaire d'al-Azhar, Abbas Shoman, a réaffirmé hier que les auteurs des massacres dans les églises ont violé les enseignements de l'islam, agissant dans le but précis de « détruire l'Egypte ».
S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique émérite de Gizeh, considère manipulatrices les initiatives de ceux qui font référence aux massacres du Dimanche des Rameaux pour fomenter des oppositions entre chrétiens et musulmans en Egypte. « Le pays est compacte – indique l'Evêque à l'Agence Fides – et de nombreux musulmans sont meurtris autant que nous. Cette fois, il est visible que leurs paroles ne sont pas dictées par les circonstances. Les événements de Dimanche dernier les ont profondément touchés ». L'Evêque copte catholique émérite de Gizeh raconte que toute la population manifeste sa gratitude également pour les paroles du Pape François et pour le choix qu'il a fait de confirmer sa prochaine visite apostolique en Egypte. Critiquant les déclarations instrumentales de ceux qui, en Occident, insistent sur la nécessité de défendre les chrétiens en Egypte, il demande : « Les défendre contre qui ? », ajoutant : « S'il ex istait une oppression de la part d'un Etat ou d'un gouvernement, des phrases de ce genre pourraient avoir un sens. Mais il est maintenant clair aux yeux de tous que les terroristes perpètrent des massacres pour déstabiliser le pays et qu'ils visent justement à rompre la coexistence entre chrétiens et musulmans. Nous n'avons pas besoin d'être défendus de l'extérieur. Nous avons seulement besoin de ne pas être séparés de nos frères musulmans. Ce sont eux qui peuvent nous défendre et nous devons les aider et aider la police à résister à ces groupes étranges qui sèment la mort, en se cachant derrière des idéologies pseudo religieuses ».
Mgr Aziz Mina avait fait remarquer à l'Agence Fides (voir Fides 17/02/2015) que les coptes trucidés par les djahidistes du prétendu « Etat islamique » en Libye en février 2015 étaient morts en prononçant le nom du Christ. « La vidéo reprenant leur exécution – avait indiqué à l'époque l'Evêque – a été construit comme une mise en scène cinématographique terrifiante dans le but de semer la terreur. Pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l'horreur sanguinaire, il est possible de voir certains des martyrs qui, au moment de leur exécution barbare, répètent « Seigneur Jésus Christ ». Le nom de Jésus a été la dernière parole qui est venue sur leurs lèvres. Comme au cours de la passion des premiers martyrs, ils ont fait confiance à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ainsi, ils ont célébré leur victoire, la victoire qu'aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom susurré au dernier moment a été comme le sc eau de leur martyre ». (GV) (Agence Fides 12/04/2017)

mardi 11 avril 2017

خلال 7 أعوام.. دماء المؤمنين على جدران 33 كنيسة في

خلال 7 أعوام.. دماء المؤمنين على جدران 33 كنيسة في مصر
   April 10- 2017  (huffpost)    

شهدت الكنائس المصرية 33 هجوماً بارزاً خلال الأعوام الـ7 الماضية، كان آخرها تفجيران استهدفا كنيستيين  الأحد 9 أبريل/نيسان.
 
وكانت أولى الهجمات البارزة خلال السنوات الـ7 الأخيرة، يوم عيد الميلاد حسب تقويم الكنائس الشرقية 7 يناير/كانون الثاني 2010.
 
وشهد يوم 14 أغسطس/آب 2013 أكبر عدد من الاعتداءات التي طالت 26 كنيسة في مختلف محافظات مصر تخريباً وحرقاً، وفق مصدر حقوقي غير حكومي بمصر.
 
وجاء رصد تلك الأحداث كالتالي:
 
اليوم 9 أبريل/نيسان 2017
 شهد تفجيرين الأول وقع داخل كنيسة مارجرجس بمدينة طنطا (شمالي البلاد) ما أسفر عن وقوع 27 قتيلاً و78 مصاباً، وفق أرقام وزارة الصحة المصرية.
 
والثاني طال محيط الكنيسة المرقسية (المقر البابوي للكنيسة الأرثوذكسية المصرية) بمدينة الإسكندرية (شمالي البلاد)؛ ما أسفر عن وقوع 22 قتيلاً، و48 مصاباً، وفق إحصائيات لوزارة الصحة.
 
ويأتي التفجيران بالتزامن مع احتفالات مسيحيي مصر بختام الصوم الكبير وصلاة أحد الشعانين (الأحد السابع والأخير من الصوم الكبير وبداية أسبوع الآلام) قبل الاحتفال بعيد الفصح أو القيامة.
 
يوم 11 ديسمبر/كانون الأول 2016
 تفجير كنيسة البطرسية، الملاصقة للمقر الرئيسي للكنيسة المصرية شرقي القاهرة، أودى بحياة 29 شخصاً وإصابة العشرات.
 
20 أكتوبر/تشرين الأول 2013
 سقط 4 قتلى و18 مصاباً في حادث إطلاق أعيرة نارية عشوائية خلال حفل زفاف داخل كنيسة السيدة العذراء بحي الوراق الجيزة (غربي القاهرة).
 
14 أغسطس/آب 2013
 شهد هذا اليوم اعتداءات على كثير من الكنائس بالتزامن مع فض قوات الأمن لاعتصامي أنصار محمد مرسي، أول رئيس مدني منتخب ديمقراطياً في مصر، بميداني رابعة العدوية والنهضة.
 
وفي تصريحات للأناضول، قال إسحاق إبراهيم، مسؤول ملف حرية الدين والمعتقد بالمبادرة المصرية للحقوق الشخصية (غير حكومية مقرها القاهرة)، إن عدد الكنائس التي تضررت بالكامل جراء التخريب أو الحرق لا تزيد على 26 كنيسة في مختلف محافظات مصر.
 
7 أبريل/نيسان 2013
 الاعتداء على الكاتدرائية المرقسية (المقر الرئيسي لكنيسة الأقباط الأرثوذكس) بالعباسية (وسط القاهرة) أثناء تشييع جنازة ضحايا اشتباكات بين مسيحيين ومسلمين بمنطقة الخصوص محافظة القليوبية (دلتا النيل/شمال) أسفرت عن وقوع 7 قتلى بينهم مسلم واحد.
 
الأول من يناير/كانون الثاني 2011
 وقع تفجير أمام كنيسة القديسين بمحافظة الإسكندرية (شمالي مصر) نتج عنه سقوط 24 قتيلًا وحوالي 79 جريحًا، وإثره وقعت اشتباكات طائفية محدودة.
 
7 يناير/كانون الثاني 2010
 سقط 7 قتلى بينهم مساعد شرطة مسلم وعشرات الجرحى أمام كنيسة بمدينة نجع حمادي محافظة قنا (جنوبي مصر) إثر هجوم مسلحين على تجمعات من الشباب في 3 مواقع مختلفة عقب دقائق من انتهاء قداس عيد الميلاد المسيحي
 


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dimanche 12 mars 2017

Les saints martyrs de Lyon et d’autres saints occidentaux antérieurs au schisme sont introduits dans le calendrier de l’Église orthodoxe russe | Orthodoxie.com

Les saints martyrs de Lyon et d'autres saints occidentaux antérieurs au schisme sont introduits dans le calendrier de l'Église orthodoxe russe

Lors de sa session du 9 mars, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe a décidé d'introduire dans son ménologe plusieurs saints occidentaux antérieurs au schisme. La commission chargée de l'établissement du ménologe de l'Église orthodoxe russe, créée le 18 septembre 2014 avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a constitué une liste des saints anciens qui ont vécu en Occident, sur la base de leur vénération par les orthodoxes des diocèses d'Europe occidentale de l'Église orthodoxe russe, et également par d'autres Églises orthodoxes locales. Lors de l'examen de la question de l'introduction dans le ménologe de saints ayant vécu en Europe occidentale et centrale avant 1054, la commission a été guidée par les critères suivants : leur confession irréprochable de la foi orthodoxe, les circonstances dans lesquelles a eu lieu leur canonisation ; l'absence de la mention du saint dans des œuvres polémiques ayant pour but la lutte contre l'Église d'Orient et le rite oriental ; leur vénération actuelle dans les diocèses étrangers de l'Église orthodoxe russe et des autres Églises locales orthodoxes. En outre, lors de ce travail, ont été pris en compte les données contenues dans « le ménologe complet de l'Orient » de l'archevêque Serge (Spassky), le rapport du saint hiérarque Jean (Maximovitch) au Synode des évêques de l'Église russe hors-frontières en 1952, les articles de « l'Encyclopédie orthodoxe » [éditée par l'Église orthodoxe russe, ndt], ainsi que le Synaxaire composé par le hiéromoine Macaire (1 et 2) du monastère athonite de Simonos Petras.
Les saints suivants ont été inclus :
• hiéromartyr Pothin, évêque de Lyon et ses compagnons martyrisés avec lui (2/15 juin ; +177)
• martyre Blandine et martyr Pontique de Lyon (2/15 juin ; +177)
• martyr Épipode de Lyon (22 avril / 5 mai ; +vers 177)
• martyr Alexandre de Lyon (24 avril / 7 mai, +vers 177)
• hiéromartyr Saturnin, premier évêque de Toulouse (29 novembre / 12 décembre, +IIIème s.)
• martyr Victor de Marseille (21 juillet / 3 août ; +vers 290)
• martyr Alban des îles britanniques (22 juin / 5 juillet, +IIIème – début IVè s.)
• saint Honorat, évêque d'Arles (16 / 29 janvier, +429)
• saint Germain, évêque d'Auxerre (31 juillet / 13 août, + 448)
• saint Vincent de Lérins (24 mai / 6 juin ; +avant 450)
• saint Patrick, illuminateur de l'Irlande (17/30 mars ; +après 460)
• saint Loup, évêque de Troyes (29 juillet / 11 août ; +479)
• sainte Geneviève de Paris (3/16 janvier ; +512)
• saint Germain, évêque de Paris (28 mai / 10 juin ; +576)
• saint Procope, higoumène de Sazava (Bohême ; 16/29 septembre ; +1053)

Source


http://orthodoxie.com/les-saints-martyrs-de-lyon-et-dautres-saints-occidentaux-anterieurs-au-schisme-sont-introduits-dans-le-calendrier-de-leglise-orthodoxe-russe/


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jeudi 2 mars 2017


الشراكة الوطنيّة في مواجهة الفتنة بقلم الأب جورج مسّوح

يستنكر ترتليانس (+240)، أحد علماء الكنيسة في إفريقيا الشماليّة، موقف الدولة الرومانيّة من المسيحيّين واضطهادهم لمجرّد كونهم مسيحيّين، حتّى وإنْ كانوا صالحين وأذكياء. في هذا السياق يقول: "إنّ الغالبيّة منكم تضمر للاسم المسيحيّ هذا بغضًا أعمى حتّى إنّهم لا يستطيعون أن يشهدوا للمسيحيّ شهادة حسنة إلاّ ويشوبونها باللوم لأنّه يحمل هذا الاسم. يقول أحدهم: إنّ غايس سيوس رجل نزيه، فمن المؤسف أن يكون مسيحيًّا ! ويقول آخر أيضًا: أمّا أنا فأستغرب أن يكون لوقيوس تيطس، ذلك الرجل الواعي، قد أصبح مسيحيًّا فجأة. ولا أحد يتساءل هل غايس ليس هو نزيهًا ولوقيوس ليس هو واعيًا إلاّ لأنّهما أصبحا مسيحيّين، ولا هل هما لم يصبحا مسيحيّين إلاّ لأنّ الواحد نزيه والآخر واعٍ".
ويتابع ترتليانس انتقاده لموقف الدولة الرومانيّة التي كانت تلصق بالمسيحيّين كلّ المصائب والكوارث التي تضرب الإمبراطوريّة، فيقول: "كان الوثنيّون ينظرون إلى المسيحيّين على أنّهم سبب الكوارث العامّة كلّها والمصائب الوطنيّة كلّها. فإن فاض نهر التيبر في المدينة (روما)، وفاض النيل في الأرياف، وإن بقيت السماء ساكنة واهتزّت الأرض، وإن أُعلن عن انتشار المجاعة أو الطاعون، سرعان ما يعلو الصراخ: ليُلقَ المسيحيّون إلى الأسود".
ما كان المسيحيّين من هذا الاضطهاد الممنهج؟ يجيب ترتليانس نفسه على هذا السؤال متوجّهًا إلى الرومانيّين الآخرين: "إنّنا نعيش معكم، ونأكل مثلكم، ونعيش بحسب النمط الذي تعيشون به، ونخضع لضروريّات الوجود التي تخضعون لها… دون أن نتوقّف عن التردّد إلى ساحاتكم العامّة، وحمّاماتكم، ومحلاّتكم، ومخازنكم، ومعارضكم، وسائر الأماكن التجاريّة، نحن نقيم في هذا العالم معكم، ومعكم أيضًا نسافر بحرًا، ومعكم نخدم خدمة الجنود، ونعمل في الأرض، ونمارس التجارة، وكذلك نبادلكم منتجات فنوننا وعملنا".
ولا يختلف موقف كاتب الرسالة إلى ديوغنيطس (نهاية القرن الثاني الميلاديّ) عن موقف ترتليانس، إذ يقول: "لا يتميّز المسيحيّون عن سائر الناس لا بالبلد ولا باللغة ولا باللباس. ولا يقطنون مدنًا خاصّةً بهم، ولا يستخدمون لغة محلّيّة غير عاديّة. ونمط عيشهم ليس فيه أيّ تمييز… وهم يتوزّعون في المدن اليونانيّة أو البربريّة حسبما قُسم لكلّ منهم. وهم يتكيّفون والعادات المحلّيّة المرعيّة، في ما يخصّ الملبس والمأكل وأسلوب المعيشة، فيما هم يجاهرون بالشرائع الغريبة وغير المألوفة حقًّا الخاصّة بملكوتهم الروحيّ، ويقيمون كلٌّ في وطنه، ولكن كغرباء مستوطنين ويؤدّون واجباتهم كاملة كمواطنين، ويتحمّلون كلّ الأعباء كغرباء. فكلّ أرض غريبة هي بمثابة وطن لهم، وكلّ وطن هو بمثابة أرض غريبة".
لسنا هنا في معرض الشكوى والبكاء والاستجداء… فليس المسيحيّون وحدهم مَن يدفع ضريبة الدم في بلادنا المشرقيّة، فأعداد الضحايا من المسلمين لا تحصى ولا تعدّ، والإمبراطور الرومانيّ قد بُعث حيًّا، هنا وثمّة. وهو يضطهد كلّ مَن لا يعبده ولا يسجد أمام تماثيله ولا يقدّم له الطاعة العمياء…لا فرق لديه بين مسلم ومسيحيّ.
لكنّ الموقف المسيحيّ ينبغي ألاّ ينحرف إلى مواقف متشنّجة تغذّي ما يهدف إليه المتطرّفون، أي الفتنة الطائفيّة. فمنذ ألفي عام أكّد المسيحيّون، ردًّا على مشروع إبادتهم، على إيمانهم بالعيش المشترك مع الوثنيّين ونجحوا. وهل يمكن وصف كلام ترتليانس وكاتب الرسالة إلى ديوغنيطس بسوى الإيمان بالعيش المشترك؟ أمّا المطلوب اليوم أكثر من أي يوم مضى فهو أن يتشبّث المسيحيّون بالعيش المشترك وبالشراكة مع المسلمين على قاعدة المواطنة الكاملة، وألاّ ينساقوا إلى منطق القتلة والسفّاحين، وأن يرفضوا تاليًا استعمالهم وقودًا في تسعير الفتن هنا وثمّة.
لسنا، إذًا، في معرض الشكوى والبكاء والاستجداء، أو في معرض الاتّهام… بل في معرض التأكيد على الوحدة الوطنيّة والوحدة الإنسانيّة في وجه الفتن الطائفيّة والمذهبيّة. حمى الله أبناء هذه البلاد جميعًا من كلّ شرّ.
الأب جورج مسّوح
ليبانون فايلز

 
 
 
 
 

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mardi 28 février 2017

Le P. Titus Zeman, futur bienheureux, martyr du communisme - La Croix

Le P. Titus Zeman, futur bienheureux, martyr du communisme - La Croix


La Croix 27/2/2017
Le P. Titus Zeman, futur bienheureux, martyr du communisme

Le pape François a reçu en audience, lundi 27 février, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, l'autorisant à publier un décret reconnaissant le martyre du P. Titus Zeman (1915-1969), un salésien de Don Bosco slovaque, mort en 1969 des suites de ses années de prison.

La reconnaissance de son martyre va permettre la prochaine béatification du P. Zeman, courant 2017, à Bratislava (Slovaquie).

Au cours de la même audience, le pape a autorisé la Congrégation à publier des décrets reconnaissant les vertus héroïques de sept serviteurs de Dieu :

Mgr Octavio Ortiz Arrieta (1878-1958), salésien de Don Bosco, évêque de Chachapoyas (Pérou) qui refusa l'archevêché de Lima pour continuer à se consacrer à son diocèse de la Cordillères des Andes ;

le P. Antonio Provolo (1801-1842), prêtre du diocèse de Vérone (Italie), fondateur de la Société de Marie pour l'éducation des sourds-muets et de la Congrégation de Marie pour l'éducation des sourds-muets ;

– le P. Antonio Repiso Martínez de Orbe (1856-1929), jésuite mexicain, fondateur de la Congrégation des sœurs du Divin Pasteur ;

Mère María de las Mercedes Cabezas Terrero (1911-1993), religieuse espagnole, fondatrice de l'Institut religieux des Œuvres missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus ;

Sœur Lucia dell'Immacolata (1909-1954), religieuse italienne de la Congrégation des Ancelles de la Charité

Pedro Herrero Rubio (1904-1978), laïc espagnol, médecin auprès des enfants pauvres ;

Vittorio Trancanelli (1944-1998), laïc italien, médecin et père de famille.
La reconnaissance des vertus héroïques est la première étape vers la béatification : les nouveaux vénérables pourront être béatifiés après la reconnaissance d'un miracle obtenu par leur intercession.

lundi 27 février 2017

Pour les Coptes chassés par Daech, « il n’y a plus de vie possible dans le Nord-Sinaï » - La Croix

Pour les Coptes chassés par Daech, « il n'y a plus de vie possible dans le Nord-Sinaï » - La Croix
27/2/2017/
Pour les Coptes chassés par Daech, « il n'y a plus de vie possible dans le Nord-Sinaï »

La voiture a conduit le vieil homme à l'église évangélique du pasteur Nabil Shukrallah. Lorsqu'il en sort, les bras lui en tombent. Littéralement. Mains ballantes le long du corps, dos voûté, air ébahi.

Alors que des bénévoles s'affairent déjà à décharger le toit de l'auto, l'homme en costume noir semble désorienté. Ce matin encore, il était avec sa femme, dans leur maison d'el-Arish, la capitale du gouvernorat du Sinaï-Nord, située 200 kilomètres plus à l'est. Il a abandonné ses habitudes et son mobilier. Quelques heures sur la route ont suffi, le voilà désormais déplacé.

Vague de solidarité chez les chrétiens et les musulmans

Rapidement, plusieurs hommes très costauds viennent soutenir la brindille qui flanche, et l'emmènent à l'abri des regards. Sa petite femme, toute de noir vêtue, marche dans leurs pas.

Depuis la veille, la scène se répète. Une centaine de familles – soit la quasi-totalité des chrétiens vivant à el-Arish – se déversent devant les différentes paroisses d'Ismaïliya, à la recherche de secours.

Heidi, bénévole de l'église évangélique, casquette vissée sur la tête, récolte des biens de première nécessité, déposés par les gens du coin. « Dis-moi combien ! Fromage ? » – « 6 », lui répond un jeune homme, affairé à trier des sachets tout juste déposés, « thon ? 4 – Café ? 2 ».

L'arrivée des chrétiens d'el-Arish a provoqué une vague de solidarité : chrétiens et musulmans sont venus donner des couvertures, des couches pour bébé, des médicaments et de la nourriture. Certains préparent aussi du thé, d'autres viennent simplement s'enquérir du moral.

« Deux hommes ont frappé violemment à la porte »

Malgré une ambiance bienveillante, la tension est palpable. Environs 300 personnes sont arrivées pendant ce week-end des 25 et 26 février. Si elles ont eu le temps de fuir, elles ont aussi eu celui de vivre l'horreur.

Nabila Fawzi, les yeux cernés de khôl et les épaules emmitouflées dans un chandail noir en laine malgré le temps printanier, accepte de raconter son histoire. Quatre jours auparavant, son mari et son fils ont été assassinés par des membres de Daech.

« Il faisait nuit, il devait être 22 h 30. Deux hommes ont frappé violemment à la porte, ils sont entrés dans la maison et m'ont demandé si nous étions chrétiens. J'ai dit oui. Ils sont allés chercher mon mari et lui ont mis une balle dans la tête. Ils ont ensuite pris mon fils et l'ont brûlé vif », assure la vieille dame.

« Ils m'ont demandé si j'avais de l'argent, ont pris tous mes bijoux puis ils ont mis le feu à la maison. » Ses mains brunes, dont l'annulaire est cerclé de blanc, témoignent d'une alliance qui a disparu.

« On a tout perdu, notre maison, nos emplois… »

À ses côtés, son neveu fait défiler sur son téléphone portable, des photos des deux corps martyrisés. « Ils avaient une liste avec une quarantaine de noms », assure-t-il. « Les noms des chrétiens. Ils nous cherchent, nous trouvent et nous tuent. »

La nuit suivante, leur voisin a été décapité sur le toit de sa maison devant sa femme et ses deux filles. « Il n'y a plus de vie possible dans le Nord-Sinai », assure Mariam Fayez qui a fui, elle aussi, avec sa famille. « On est tellement soulagé d'être arrivés ici. On a tout perdu, notre maison, nos emplois, mais nous n'étions plus en sécurité là-bas. Si nous restions, nos maris et nos fils auraient été tués. »

En l'espace de deux semaines, sept chrétiens ont été exécutés par Daech. L'organisation avait récemment promis dans une vidéo qu'elle renforcerait ses attaques contre « les infidèles d'Égypte ».

A lire : En Egypte, plusieurs dizaines de familles coptes fuient le Sinaï

« Les martyrs, une fois de plus, nous indiquent la voie »

Le 27 janvier 2017, salle Clémentine au Vatican, le pape François a reçu en audience les membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales. Une organisation créée en 2003 et qui tenait à Rome sa 14esession consacrée aux aspects historiques, théologiques et ecclésiologiques de l’Eucharistie. « En vous encourageant à poursuivre (dans leurs travaux, ndlr), a souligné le pape François dans son discours, je nourris l’espérance que votre œuvre pourra indiquer des voies précieuses à notre parcours, en facilitant le chemin vers ce jour tant attendu où nous aurons la grâce de célébrer le sacrifice du Seigneur au même autel (…) » Alors que nombre d’Églises orthodoxes orientales vivent dans la souffrance – et « assistent quotidiennement à la violence qui fait rage et à des actes terribles, perpétrés par l’extrémisme fondamentaliste » –, le pape leur a témoigné de son soutien en soulignant : « vos souffrances sont nos souffrances ». « Les martyrs, une fois de plus, nous indiquent la voie », a-t-il poursuivi. Et, de même que dans l’Église primitive, « le sang des martyrs fut semence de nouveaux chrétiens », aujourd’hui aussi, a-t-il expliqué, que « le sang de nombreux martyrs soit semence d’unité parmi les croyants, signe et instrument d’un avenir dans la communion et la paix ».
Chers frères dans le Christ,
En vous souhaitant une joyeuse bienvenue, je vous remercie pour votre présence, ainsi que pour les aimables paroles que le métropolite Bishoy m’a adressées en votre nom à tous. Je remercie aussi pour cette belle icône, si significative, du sang du Christ, qui nous révèle la rédemption à partir du sein de la Vierge. Elle est très belle ! À travers vous, j’adresse un salut cordial aux chefs des Églises orthodoxes orientales, mes vénérés frères.
Je porte un regard reconnaissant sur le travail de votre Commission, fondée en 2003 et parvenue à sa quatorzième rencontre. L’année dernière, vous avez lancé un approfondissement sur la nature des sacrements, en particulier du baptême. C’est précisément dans le baptême que nous avons redécouvert le fondement de la communion entre les chrétiens ; nous, catholiques et orthodoxes orientaux, pouvons redire ce qu’affirmait l’apôtre Paul : « C’est dans un unique Esprit, que nous tous, nous avons été baptisés » et nous appartenons à « un seul corps » (1 Co 12, 13). Au cours de cette semaine, vous avez pu continuer de réfléchir sur des aspects historiques, théologiques et ecclésiologiques de la sainte Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne », qui exprime et réalise admirablement l’unité du peuple de Dieu (Conc. œcum. Vat. II, Const. Lumen gentium, n. 11). En vous encourageant à poursuivre, je nourris l’espérance que votre œuvre pourra indiquer des voies précieuses à notre parcours, en facilitant le chemin vers ce jour tant attendu où nous aurons la grâce de célébrer le sacrifice du Seigneur au même autel, en signe de la communion ecclésiale pleinement rétablie.
Un grand nombre d’entre vous appartient à des Églises qui assistent quotidiennement à la violence qui fait rage et à des actes terribles, perpétrés par l’extrémisme fondamentaliste. Nous sommes conscients que des situations d’une souffrance aussi tragique s’enracinent plus facilement dans des contextes de pauvreté, d’injustice et d’exclusion sociale, dues entre autres à l’instabilité engendrée par des intérêts partisans, souvent externes, et par des conflits précédents, qui ont produit des conditions de vie misérables, des déserts culturels et spirituels dans lesquels il est facile de manipuler et de pousser à la haine. Tous les jours, vos Églises sont proches de la souffrance, appelées à semer la concorde et à reconstruire patiemment l’espérance, en réconfortant avec la paix qui vient du Seigneur, une paix qu’ensemble, nous sommes tenus d’offrir à un monde blessé et déchiré.
« Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance », écrivait encore saint Paul (1 Co 12, 26). Vos souffrances sont nos souffrances. Je m’unis à vous dans la prière, en invoquant la fin des conflits et la proximité de Dieu pour les populations éprouvées, spécialement pour les enfants, les malades et les personnes âgées. J’ai particulièrement à cœur les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles, victimes d’enlèvements cruels, ainsi que tous ceux qui ont été pris en otages ou réduits en esclavage.
Puissent l’intercession et l’exemple de tant de nos martyrs et saints qui ont rendu au Christ un témoignage courageux et ont rejoint la pleine unité être un puissant soutien pour les communautés chrétiennes. Et nous, qu’attendons-nous ? Ils nous révèlent le cœur de notre foi qui ne consiste pas en un message générique de paix et de réconciliation, mais en Jésus lui-même, crucifié et ressuscité : il est notre paix et notre réconciliation (cf. Ep 2, 14 ; 2 Co 5, 18). En tant que ses disciples, nous sommes appelés à témoigner partout, avec la force chrétienne, de son amour humble qui réconcilie l’homme de tout temps. Là où la violence appelle la violence et où la violence sème la mort, notre réponse est le pur ferment de l’Évangile qui, sans se prêter aux logiques de la force, fait jaillir des fruits de vie également de la terre aride et des aubes d’espérance après les nuits de terreur.
Le centre de la vie chrétienne, le mystère de Jésus mort et ressuscité par amour, est aussi le point de référence pour notre chemin vers la pleine unité. Les martyrs, une fois de plus, nous indiquent la voie : combien de fois le sacrifice de la vie a-t-il conduit les chrétiens, par ailleurs divisés sur beaucoup de choses, à être unis. Les martyrs et les saints de toutes les traditions ecclésiales sont déjà un dans le Christ (cf. Jn 17, 22) ; leurs noms sont inscrits dans le martyrologe unique et indivis de l’Église de Dieu. S’étant sacrifiés par amour sur la terre, ils habitent l’unique Jérusalem céleste, proches de l’Agneau immaculé (cf. Ap 7, 13-17). Leur vie offerte en don nous appelle à la communion, à marcher plus rapidement sur la route vers la pleine unité. De même que, dans l’Église primitive, le sang des martyrs fut semence de nouveaux chrétiens, qu’aujourd’hui aussi le sang de nombreux martyrs soit semence d’unité parmi les croyants, signe et instrument d’un avenir dans la communion et la paix.
Chers frères, je vous suis reconnaissant car vous vous prodiguez dans ce but. En vous remerciant pour votre visite, j’invoque sur vous et sur votre ministère la bénédiction du Seigneur et la protection de la Sainte Mère de Dieu.
Et si cela vous semble bien, chacun dans sa langue, nous pouvons prier le Notre Père ensemble.

(*) Version française de la Salle de presse du Saint-Siège. Titre de La DC.
http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Actes-du-pape/Le-pape-Francois-encourage-commission-mixte-catholique-orthodoxes-orientaux-dans-travail-pour-lunite-2017-02-10-1200823851

Martyre et victoire : deux clés pour lire le Moyen-Orient

Invité par le Patriarche Béchara Boutros Raï, le Cardinal Scola est intervenu lors des travaux du synode des évêques maronites réunis au siège du patriarcat, en offrant son témoignage sur la manière de concrétiser une nouvelle communion entre les Églises sœurs à la lumière des grandes souffrances des chrétiens qui vivent au Moyen-Orient.

don Davide Milani | vendredi 3 juillet 2015
La « maison mère » des maronites, présents aujourd’hui sur les cinq continents, se trouve à Bkerké, non loin du sanctuaire de Harissa, Notre-Dame du Liban. Ici se tient chaque année le Synode des Évêques auquel le Patriarche Béchara Boutros Raï a invité le Cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, afin qu’il propose une réflexion sur le rapport qu’il peut y avoir entre les Églises d’Orient et d’Occident aujourd’hui. En marchant entre les arcades de pierre claire du siège patriarcal, en plus des évêques maronites de la région, on rencontre aussi ceux qui guident les diocèses de la diaspora : la ville de Mexico, Los Angeles, New York, Montréal, Paris et Saint-Paul, pour n’en citer que quelques-uns.

Dans son intervention à l’assemblée, le cardinal Scola a proposé trois réflexions, centrées autour de trois paroles : martyre, victoire, Occident. À propos du martyre, l’archevêque a exprimé sa « grati-tude profonde pour le témoignage d’attachement au Christ que les Églises orientales, catholiques et non catholiques, donnent au monde. C’est un témoignage qui arrive fréquemment jusqu’au martyre et dont nous ne pouvons pas mesurer maintenant les effets ni dans l’Église ni en-dehors d’elle. Les moyens de communication, qui à de nombreuses reprises se transforment en instruments de propa-gande terroriste, conscients ou inconscients, diffusent ces acta martyrum contemporains avec une instantanéité (et une crudité parfois) que les récits des premiers siècles nous faisaient seulement de-viner ». « Le sang des martyrs – a ajouté Scola en citant Tertullien – est semence de nouveaux chré-tiens. Mais une chose, et une seulement, peut empêcher cette génération : c’est la division entre les disciples. Le moment tragique qui envahit la région peut devenir une occasion propice pour mettre de côté ce qui nous sépare de ce qui nous unit ». En entrant encore davantage dans les probléma-tiques du Moyen-Orient, Scola a introduit la deuxième parole : victoire. Dans cette région, « on cherche partout la victoire à travers les abus et l’anéantissement de l’adversaire. Mais nous voyons bien que cette voie conduit seulement à la mort et à la destruction. De nombreux hommes politiques et chefs religieux visent à construire une société complètement homogène. Et ainsi en Irak et en Sy-rie les militants jihadistes chassent les chrétiens et les autres minorités religieuses, quand ils ne les éliminent pas physiquement, et en détruisent les traces. Le problème c’est que le processus de « dé-humanisation » ne s’arrête pas là. Après les non-musulmans, ce sera au tour des musulmans de con-fession différente (sunnites contre chiites et vice-versa), puis des musulmans « déviants », peut-être parce qu’ils appartiennent aux ordres mystiques, enfin de tous ceux qui ne peuvent exhiber une par-faite orthopraxie, selon un schéma d’intolérance progressive que nous avons déjà vu à l’œuvre à de nombreuses reprises. Face à ce projet, je pense que les chrétiens, et avant tout les chrétiens orientaux, doivent continuer à dire un “non!” clair ». Ce n’est pas la voie que Dieu veut pour le Moyen-Orient. Plus d’homogénéité ne signifie pas moins de conflits, parce qu’il y aura toujours quelqu’un de « plus fondamentaliste que moi » qui essayera de me plier à son credo. La Somalie connaît-elle la paix alors qu’elle est composée à 100 % de musulmans sunnites ? Ou l’Afghanistan des talibans? Était-ce une bonne chose pour le Pakistan de se fixer comme objectif de créer un État islamique? Notre victoire c’est la Pâques, c’est le Crucifié Ressuscité qui accepte de prendre sur lui le péché du monde et par son obéissance détruit le corps du péché ».

La dernière réflexion de l’Archevêque de Milan concernait l’Occident, là où « il existe une difficulté réelle de comprendre ce qui se produit dans cette région. On pense qu’on sait déjà, qu’on a la clé pour interpréter les faits. Et on commet des erreurs d’évaluation tellement grossières. L’Occidental moyen n’est pas capable de penser une guerre de religion, aussi à cause de son histoire passée, et il raisonne uniquement selon les absolus de démocratie et de tyrannie, sans percevoir la nécessité de coopérer avec toutes les forces qui s’opposent, pour les raisons les plus différentes, au génocide physique et culturel perpétré par l’EIIL et les États qui, directement ou indirectement, le soutiennent dans le projet criminel d’un Moyen-Orient mono-couleur.

Le seul langage qui me semble encore utilisable est l’humanitaire : raconter les souffrances. Je sug-gère donc d’identifier des cas particulièrement éclatants sur lesquels s’appuyer pour solliciter une intervention internationale. Je pense particulièrement à Alep, qui est déjà devenue la nouvelle Sara-jevo du XXIe siècle. La proposition d’ouvrir un couloir humanitaire pour soulager les souffrances de cette ville, avant qu’elle ne finisse elle aussi dans les mains de l’EIIL, pourrait avoir quelques possibilités de succès aussi au niveau médiatique. De plus, de manière réaliste, cela ne me semble pas possible d’espérer, dans le cadre de l’immobilisme international embarrassant et myope, qui malheureusement domine ».

Le débat avec les évêques qui s’ensuivit fut très riche, et a abordé – entre autres – le sujet de l’immigration sur les côtes italiennes, la fermeture de l’Europe à l’égard de ceux qui arrivent fatigués et ayant besoin de tout, et le phénomène des foreign fighters qui s’unissent à l’EIIL. Les formes de fermeture de l’Italie et de l’Union européenne face aux dizaines de milliers de désespérés qui fuient la guerre, les persécutions et la misère sont incompréhensibles dans un pays qui comme le Liban, avec moins de 4 millions d’habitants, accueille un million et demi de réfugiés syriens et un demi-million de palestiniens.

Ici l’intervention intégrale prononcée par le Card. Angelo Scola au Synode maronite à Bkerké : http://angeloscola.it/blog/2015/06/17/medio-oriente-piu-omogeneita-non-significa-meno-conflitti/

vendredi 24 février 2017

le 8eme Commandement لا تشهد بالزور

LE HUITIEME COMMANDEMENT
Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain.(Ex 20, 16).
Il a été dit aux anciens : Tu ne parjureras pas, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de tes serments (Mt 5, 33).
2464 Le huitième commandement interdit de travestir la vérité dans les relations avec autrui. Cette prescription morale découle de la vocation du peuple saint à être témoin de son Dieu qui est et qui veut la vérité. Les offenses à la vérité expriment, par des paroles ou des actes, un refus de s’engager dans la rectitude morale : elles sont des infidélités foncières à Dieu et, en ce sens, sapent les bases de l’Alliance

II. " Rendre témoignage à la vérité "
2471 Devant Pilate le Christ proclame qu’il est " venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité " (Jn 1837). Le chrétien n’a pas à " rougir de rendretémoignage au Seigneur " (2 Tm 18). Dans les situations qui demandent l’attestation de la foi, le chrétien doit la professer sans équivoque, à l’exemple de S. Paul en face de ses juges. Il lui faut garder " une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes " (Ac 2416).
2472 Le devoir des chrétiens de prendre part à la vie de l’Église les pousse à agir comme témoins de l’Evangile et des obligations qui en découlent. Ce témoignageest transmission de la foi en paroles et en actes. Le témoignage est un acte de justice qui établit ou fait connaître la vérité (cfMt 1816) :
Tous les chrétienspartout où ils vivent, sont tenus de manifester ... par l’exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l’homme nouveau qu’ils ont revêtu par le baptême, et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation (AG 11).
2473 Le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi ; il désigne un témoigne qui va jusqu’à la mort. Le martyr rend témoignage au Christmort etressuscitéauquel il est uni par la charité. Il rend témoignage à la vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Il supporte la mort par un acte de force. " Laissez-moidevenir la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’arriver à Dieu " (Ignace d’AntiocheRom41).
2474 Avec le plus grand soin, l’Église a recueilli les souvenirs de ceux qui sont allés jusqu’au bout pour attester leur foi. Ce sont les actes des MartyrsIls constituent les archives de la Vérité écrites en lettres de sang :
Rien ne me servira des charmes du monde ni des royaumes de ce siècle. Il est meilleur pour moi de mourir [pour m’unir] au Christ Jésus, que de régner sur les extrémités de la terre. C’est Lui que je cherche, qui est mort pour nous ; Lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantementapproche .... (S. Ignace d’AntiocheRom61-2).
Je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heuredigne d’être compté au nombre de tes martyrs ... Tu as gardé ta promesseDieu de lafidélité et de la vérité. Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l’éternel et céleste Grand PrêtreJésus-Christ, ton enfant bien-aimé. Par lui, qui est avec Toi et l’Espritgloire te soit rendue, maintenant et dans les siècles à venirAmen (S. Polycarpemart142-3).
I. Vivre dans la vérité
2465 L’Ancien Testament l’atteste : Dieu est source de toute vérité. Sa Parole est vérité (cf. Pr 8, 6 ; 2 R 7, 28). Sa loi est vérité (cf. Ps 118, 142). " Sa fidélité demeure d’âge en âge " (Ps 119, 90 ; Lc 1, 46). Puisque Dieu est le " Véridique " (Rm 3, 4) les membres de son Peuple sont appelés à vivre dans la vérité (cf. Ps 118, 30).
2466 En Jésus-Christ, la vérité de Dieu s’est manifestée tout entière. " Plein de grâce et de vérité " (Jn 1, 14), il est la " lumière du monde " (Jn 8, 12), il est la Vérité(cf. Jn 14, 6). " Quiconque croit en lui, ne demeure pas dans les ténèbres " (Jn 12, 46). Le disciple de Jésus, " demeure  dans sa parole " afin de connaître " la vérité qui rend libre " (Jn 8, 32) et qui sanctifie (cf. Jn 17, 17). Suivre Jésus, c’est vivre de " l’Esprit de vérité " (Jn 14, 17) que le Père envoie en son nom (cf. Jn 14, 26) et qui conduit " à la vérité tout entière " (Jn 14, 17 ; 16, 13). A ses disciples Jésus enseigne l’amour inconditionnel de la vérité : " Que votre langage soit : ‘Oui ? oui’, ‘Non ? non’ " (Mt 5, 37).
2467 L’homme se porte naturellement vers la vérité. Il est tenu de l’honorer et de l’attester : " En vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes ... sont pressés par leur nature même et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Il sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de la vérité " (DH 2).
2468 La vérité comme rectitude de l’agir et de la parole humaine a pour nom véracité,sincérité ou franchise. La vérité ou véracité est la vertu qui consiste à se montrer vrai en ses actes et à dire vrai en ses paroles, en se gardant de la duplicité, de la simulation et de l’hypocrisie.
2469 " Les hommes ne pourraient pas vivre ensemble s’ils n’avaient pas de confiance réciproque, c’est-à-dire s’ils ne se manifestaient pas la vérité " (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 109, 3, ad 1). La vertu de vérité rend justement à autrui son dû. La véracité observe un juste milieu entre ce qui doit être exprimé, et le secret qui doit être gardé : elle implique l’honnêteté et la discrétion. En justice, " un homme doit honnêtement à un autre la manifestation de la vérité " (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 109, 3).
2470 Le disciple du Christ accepte de " vivre dans la vérité ", c’est-à-dire dans la simplicité d’une vie conforme à l’exemple du Seigneur et demeurant dans sa Vérité. " Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous n’agissons pas selon la vérité " (1 Jn 1, 6).
II. " Rendre témoignage à la vérité "
2471 Devant Pilate le Christ proclame qu’il est " venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité " (Jn 18, 37). Le chrétien n’a pas à " rougir de rendre témoignage au Seigneur " (2 Tm 1, 8). Dans les situations qui demandent l’attestation de la foi, le chrétien doit la professer sans équivoque, à l’exemple de S. Paul en face de ses juges. Il lui faut garder " une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes " (Ac 24, 16).
2472 Le devoir des chrétiens de prendre part à la vie de l’Église les pousse à agir comme témoins de l’Evangile et des obligations qui en découlent. Ce témoignage est transmission de la foi en paroles et en actes. Le témoignage est un acte de justice qui établit ou fait connaître la vérité (cf. Mt 18, 16) :
Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester ... par l’exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l’homme nouveau qu’ils ont revêtu par le baptême, et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation (AG 11).
2473 Le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi ; il désigne un témoigne qui va jusqu’à la mort. Le martyr rend témoignage au Christ, mort et ressuscité, auquel il est uni par la charité. Il rend témoignage à la vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Il supporte la mort par un acte de force. " Laissez-moi devenir la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’arriver à Dieu " (Ignace d’Antioche, Rom. 4, 1).
2474 Avec le plus grand soin, l’Église a recueilli les souvenirs de ceux qui sont allés jusqu’au bout pour attester leur foi. Ce sont les actes des MartyrsIls constituent les archives de la Vérité écrites en lettres de sang :
Rien ne me servira des charmes du monde ni des royaumes de ce siècle. Il est meilleur pour moi de mourir [pour m’unir] au Christ Jésus, que de régner sur les extrémités de la terre. C’est Lui que je cherche, qui est mort pour nous ; Lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantement approche .... (S. Ignace d’Antioche, Rom. 6, 1-2).


Je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs ... Tu as gardé ta promesse, Dieu de la fidélité et de la vérité. Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l’éternel et céleste Grand Prêtre, Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé. Par lui, qui est avec Toi et l’Esprit, gloire te soit rendue, maintenant et dans les siècles à venir. Amen (S. Polycarpe, mart. 14, 2-3).III. Les offenses à la vérité
2475 Les disciples du Christ ont " revêtu l’homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité " (Ep 4, 24). " Débarrassés du mensonge " (Ep 4, 25), ils ont à " rejeter toute méchanceté et toute ruse, toute forme d’hypocrisie, d’envie et de médisance " (1 P 2, 1).
2476 Faux témoignage et parjure. Quand il est émis publiquement, un propos contraire à la vérité revêt une particulière gravité. Devant un tribunal, il devient un faux témoignage (cf. Pr 19, 9). Quand il est tenu sous serment, il s’agit d’un parjure. Ces manières d’agir contribuent, soit à condamner un innocent, soit à disculper un coupable ou à augmenter la sanction encourue par l’accusé (cf. Pr 18, 5). Elles compromettent gravement l’exercice de la justice et l’équité de la sentence prononcée par les juges.
2477 Le respect de la réputation des personnes interdit toute attitude et toute parole susceptibles de leur causer un injuste dommage (cf.  CIC, can. 220). Se rend coupable
– de jugement téméraire celui qui, même tacitement admet comme vrai, sans fondement suffisant, un défaut moral chez le prochain.
– de médisancecelui qui, sans raison objectivement valable, dévoile à des personnes qui l’ignorent les défauts et les fautes d’autrui (cf. Si 21, 28).
– de calomniecelui qui, par des propos contraires à la vérité, nuit à la réputation des autres et donne occasion à de faux jugements à leur égard.
2478 Pour éviter le jugement téméraire, chacun veillera à interpréter autant que possible dans un sens favorable les pensées, paroles et actions de son prochain :
Tout bon chrétien doit être plus prompt à sauver la proposition du prochain qu’à la condamner. Si l’on ne peut la sauver, qu’on lui demande comment il la comprend ; et s’il la comprend mal, qu’on le corrige avec amour ; et si cela ne suffit pas, qu’on cherche tous les moyens adaptés pour qu’en la comprenant bien il se sauve (S. Ignace, ex. spir. 22).
2479 Médisance et calomnie détruisent la réputation et l’honneur du prochain. Or, l’honneur est le témoignage social rendu à la dignité humaine, et chacun jouit d’un droit naturel à l’honneur de son nom, à sa réputation et au respect. Ainsi, la médisance et la calomnie lèsent-elles les vertus de justice et de charité.
2480 Est à proscrire toute parole ou attitude qui, par flatterie, adulation ou complaisance, encourage et confirme autrui dans la malice de ses actes et la perversité de sa conduite. L’adulation est une faute grave si elle se fait complice de vices ou de péchés graves. Le désir de rendre service ou l’amitié, ne justifient pas une duplicité du langage. L’adulation est un péché véniel quand elle désire seulement être agréable, éviter un mal, parer à une nécessité, obtenir des avantages légitimes.
2481 La jactance ou vantardise constitue une faute contre la vérité. Il en est de même de l’ironie qui vise à déprécier quelqu’un en caricaturant, de manière malveillante, tel ou tel aspect de son comportement.
2482 " Le mensonge consiste à dire le faux avec l’intention de tromper " (S. Augustin, mend. 4, 5 : PL 40, 491). Le Seigneur dénonce dans le mensonge une œuvre diabolique : " Vous avez pour père le diable ... il n’y a pas de vérité en lui : quand il dit ses mensonges, il les tire de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge " (Jn 8, 44).
2483 Le mensonge est l’offense la plus directe à la vérité. Mentir, c’est parler ou agir contre la vérité pour induire en erreur. En blessant la relation de l’homme à la vérité et au prochain, le mensonge offense la relation fondatrice de l’homme et de sa parole au Seigneur.
IV. Le respect de la vérité
2488 Le droit à la communication de la vérité n’est pas inconditionnel. Chacun doit conformer sa vie au précepte évangélique de l’amour fraternelCelui-ci demande, dans les situations concrètes, d’estimer s’il convient ou non de révéler la vérité à celui qui la demande.
2489 La charité et le respect de la vérité doivent dicter la réponse à toute demande d’information ou de communication. Le bien et la sécurité d’autrui, le respect de la vie privée, le bien commun sont des raisons suffisantes pour taire ce qui ne doit pas être connu, ou pour user d’un langage discret. Le devoir d’éviter le scandale commande souvent une stricte discrétion. Personne n’est tenu de révéler la vérité à qui n’a pas droit de la connaître (cf. Si 27, 16 ; Pr 25, 9-10).
2490 Le secret du sacrement de réconciliation est sacré, et ne peut être trahi sous aucun prétexte. " Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit " ( CIC, can. 982).
2491 Les secrets professionnels – détenus par exemple par des hommes politiques, des militaires, des médecins, des juristes – ou les confidences faites sous le sceau du secret, doivent être gardés, sauf dans les cas exceptionnels où la rétention du secret devrait causer à celui qui les confie, à celui qui les reçoit ou à un tiers des dommages très graves et seulement évitables par la divulgation de la vérité. Même si elles n’ont pas été confiées sous le sceau du secret, les informations privées préjudiciables à autrui n’ont pas à être divulguées sans une raison grave et proportionnée.



2492 Chacun doit garder la juste réserve à propos de la vie privée des gens. Les responsables de la communication doivent maintenir une juste proportion entre les exigences du bien commun et le respect des droits particuliers. L’ingérence de l’information dans la vie privée de personnes engagées dans une activité politique ou publique est condamnable dans la mesure où elle porte atteinte à leur intimité et à leur liberté.
V. L’usage des Moyens de communication sociale
2493 Au sein de la société moderne, les moyens de communication socialeont un rôle majeur dans l’information, la promotion culturelle et la formation. Ce rôle grandit, en raison des progrès techniques, de l’ampleur et de la diversité des nouvelles transmises, de l’influence exercée sur l’opinion publique.
2494 L’information médiatique est au service du bien commun (cf. IM 11). La société a droit à une information fondée sur la vérité, la liberté, la justice, et la solidarité :
Le bon exercice de ce droit requiert que la communication soit, quant à l’objet, toujours véridique et – dans le respect des exigences de la justice et de la charité – complète ; qu’elle soit, quant au mode, honnête et convenable, c’est-à-dire que dans l’acquisition et la diffusion des nouvelles, elle observe absolument les lois morales, les droits et la dignité de l’homme (IM 5).
2495 " Il est nécessaire que tous les membres de la société remplissent dans ce domaine aussi leurs devoirs de justice et de vérité. Ils emploieront les moyens de communication sociale pour concourir à la formation et à la diffusion de saines opinions publiques " (IM 8). La solidarité apparaît comme une conséquence d’une communication vraie et juste, et de la libre circulation des idées, qui favorisent la connaissance et le respect d’autrui.
2496 Les moyens de communication sociale (en particulier les mass média) peuvent engendrer une certaine passivité chez les usagers, faisant de ces derniers des consommateurs peu vigilants de messages ou de spectacles. Les usagers s’imposeront modération et discipline vis-à-vis des mass média. Ils voudront se former une conscience éclairée et droite afin de résister plus facilement aux influences moins honnêtes.
2497 Au titre même de leur profession dans la presse, sesresponsables ont l’obligation, dans la diffusion de l’information, de servir la vérité et de ne pas offenser la charité. Ils s’efforceront de respecter, avec un égal souci, la nature des faits et les limites du jugement critique à l’égard des personnes. Ils doivent éviter de céder à la diffamation.
2498 " Des devoirs particuliers reviennent aux autorités civiles en raison du bien commun. Les pouvoirs publics ont à défendre et à protéger la vraie et juste liberté de l’information " (IM 12). En promulguant des lois et en veillant à leur application, les pouvoirs publics s’assureront que le mauvais usage des média ne vienne " causer de graves préjudices aux mœurs publiques et aux progrès de la société " (IM 12). Ils sanctionneront la violation des droits de chacun à la réputation et au secret de la vie privée. Ils donneront à temps et honnêtement les informations qui concernent le bien général ou répondent aux inquiétudes fondées de la population. Rien ne peut justifier le recours aux fausses informations pour manipuler l’opinion publique par les média. Ces interventions ne porteront pas atteinte à la liberté des individus et des groupes.



2499 La morale dénonce la plaie des états totalitaires qui falsifient systématiquement la vérité, exercent par les médias une domination politique de l’opinion, " manipulent " les accusés et les témoins de procès publics et imaginent assurer leur tyrannie en jugulant et en réprimant tout ce qu’ils considèrent comme " délits d’opinion ".
VI. Vérité, Beauté et Art sacré
2500 La pratique du bien s’accompagne d’un plaisir spirituel gratuit et de la beauté morale. De même, la vérité comporte la joie et la splendeur de la beauté spirituelle. La vérité est belle par elle-même.La vérité de la parole, expression rationnelle de la connaissance de la réalité créée et Incréée, est nécessaire à l’homme doué d’intelligence, mais la vérité peut aussi trouver d’autres formes d’expression humaine, complémentaires, surtout quand il s’agit d’évoquer ce qu’elle comporte d’indicible, les profondeurs du cœur humain, les élévations de l’âme, le Mystère de Dieu. Avant même de Se révéler à l’homme en paroles de vérité, Dieu Se révèle à lui par le langage universel de la Création, œuvre de Sa Parole, de Sa Sagesse : l’ordre et l’harmonie du cosmos – que découvre et l’enfant et l’homme de science – " la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur " (Sg 13, 5), " car c’est la Source même de la beauté qui les a créées " (Sg 13, 3).
La Sagesse est, en effet, un effluve de la puissance de Dieu, une émanation toute pure de la gloire du Tout-Puissant ; aussi rien de souillé ne s’introduit en elle. Car elle est un reflet de la Lumière Eternelle, un miroir sans tache de l’activité de Dieu, une image de Sa bonté (Sg 7, 25-26). La Sagesse est, en effet, plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations, comparée à la lumière, elle l’emporte ; car celle-ci fait place à la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne prévaut pas (Sg 7, 29-30). Je suis devenu amoureux de sa beauté (Sg 8, 2).
2501 " Créé à l’image de Dieu " (Gn 1, 26), l’homme exprime aussi la vérité de son rapport à Dieu Créateur par la beauté de ses œuvres artistiques. L’art, en effet, est une forme d’expression proprement humaine ; au de-là de la recherche des nécessités vitales commune à toutes les créatures vivantes, il est une surabondance gratuite de la richesse intérieure de l’être humain. Surgissant d’un talent donné par le Créateur et de l’effort de l’homme lui-même, l’art est une forme de sagesse pratique, unissant connaissance et savoir-faire (Sg 7, 18) pour donner forme à la vérité d’une réalité dans le langage accessible à la vue ou à l’ouïe. L’art comporte ainsi une certaine similitude avec l’activité de Dieu dans le créé, dans la mesure où il s’inspire de la vérité et de l’amour des êtres. Pas plus qu’aucune autre activité humaine, l’art n’a en lui-même sa fin absolue, mais il est ordonné et anobli par la fin ultime de l’homme (cf. Pie XII, discours 25 décembre 1955 et discours 3 septembre 1950).
2502 L’art sacré estvrai et beau, quand il correspond par sa forme à sa vocation propre : évoquer et glorifier, dans la Foi et l’adoration, le Mystère transcendant de Dieu, Beauté Suréminente Invisible de Vérité et d’Amour, apparue dans le Christ, " Resplendissement de Sa gloire, Effigie de Sa Substance " (He 1, 3), en Qui " habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité " (Col 2, 9), beauté spirituelle réfractée dans la très Sainte Vierge Mère de Dieu, les Anges et les Saints. L’art sacré véritable porte l’homme à l’adoration, à la prière et à l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, Saint etSanctificateur.



2503 C’est pourquoi les évêques doivent, par eux-mêmes ou par délégation, veiller à promouvoir l’art sacré, ancien et nouveau, sous toutes ses formes, et à écarter, avec le même soin religieux, de la liturgie et des édifices du culte, tout ce qui n’est pas conforme à la vérité de la Foi et à l’authentique beauté de l’art sacré (cf. SC 122-127).
EN BREF
2504 " Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain " (Ex 20, 16). Les disciples du Christ ont " revêtu l’homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité " (Ep 4, 24).
2505 La vérité ou véracité est la vertu qui consiste à se montrer vrai en ses actes et à dire vrai en ses paroles, se gardant de la duplicité, de la simulation et de l’hypocrisie.
2506 Le chrétien n’a pas à " rougir de rendre témoignage au Seigneur " (2 Tm 1, 8) en acte et en parole. Le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi.
2507 Le respect de la réputation et de l’honneur des personnes interdit toute attitude ou toute parole de médisance ou de calomnie.
2508 Le mensonge consiste à dire le faux avec l’intention de tromper le prochain.
2509 Une faute commise à l’encontre de la vérité demande réparation.
2510 La règle d’or aide à discerner, dans les situations concrètes, s’il convient ou non de révéler la vérité à celui qui la demande.
2511 " Le secret sacramentel est inviolable " ( CIC, can. 983 § 1). Les secrets professionnels doivent être gardés. Les confidences préjudiciables à autrui n’ont pas à être divulguées.
2512 La société a droit à une information fondée sur la vérité, la liberté, la justice. Il convient de s’imposer modération et discipline dans l’usage des moyens de communication sociale.
2513 Les beaux-arts, mais surtout l’art sacré " visent, par nature, à exprimer de quelque façon dans les œuvres humaines la beauté infinie de Dieu, et ils se consacrent d’autant plus à accroître sa louange et sa gloire qu’ils n’ont pas d’autre propos que de contribuer le plus possible à tourner les âmes humaines vers Dieu " (SC 122).